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mardi 25 novembre 2014

Et bon débarras!

La vie au parc de l'Aulnay ces dernières semaines est rythmé par les travaux et rénovations en cours. Outre la clôture totale du parc qui est techniquement en place mais pas encore effective, il y a la rénovation de notre lot. 
Nous vous faisons grâce des "quelques" désagréments que cela implique pour vous parler du côté bénéfique. En ces temps de discorde, le Strict Maximum voit le verre à moitié plein. 
Le flocage des garages "force" les résidents à les vider. Beaucoup en profitent alors pour faire le tri, et qu'importe que l'on soit à deux ou trois ou quatre semaines des monstres, tout ce bordel il faut bien le mettre quelque part.
Le Strict Maximum est assez content (pour une fois) que ce bordel soit joliment entreposé à quelques mètres de son entrée de service.
Pourquoi content? 
Imaginez qu'un soir en rentrant d'une fort agréable soirée -et bien entendu un peu avant minuit (pour éviter les sales coups à la Cendrillon et risquer d'y laisser une basket)- le Strict Maximum a découvert au beau milieu de ce tas d'ordures les plafonniers initialement dessinés pour éclairer les entrées des appartements du parc! Placage Teck de rigueur, réflecteurs en plastique immaculé, et taille impressionnante pour cadrer parfaitement avec les superbes placards et autres portes coulissantes qui équipent les entrées.



Alors oui, nous savons que pas plus tard que le 22/02 de cette même année, nous nous targuions d'avoir deux Eklipta de Jacobsen à mettre en lieu et place de ces appliques... mais il vous faut savoir qu'une des particularités du Strict Maximum est de facilement s'en foutre. 
Même si bien entendu ces deux bijoux scandinaves ont déjà trouvé une autre place. 

Le Strict Maximum n'a aujourd'hui qu'une hâte; que ses plafonds soient terminés et d'y poser les cousines de ses placards made in Beufé. Les choses seront alors de nouveau en place et tout rentrera dans l'ordre.

Ne croyez pourtant pas que la vie au parc soit un conte de fées et que tout se termine toujours bien. Pendant que nous sauvons les vestiges de cette belle et déjà lointaine époque, d'autres eux...:



N'oublions pas le verre à moitié plein, ça nous fera toujours deux poignées en rab. 

samedi 29 mars 2014

La résidence fait sa pub.

Comme nous vous le disions il y a de cela un post, nous avons glaner chez la voisine d'en face nombre de documents d'époque. 
Ces documents, divers et variés, ont tous un rapport direct avec la résidence. Plan d'appartement, plan du bâtiment, coupe transversale, détails des travaux à effectuer; les appartements étant vendus avant construction.

Maquette de la résidence

Nous avons eu également le droit à la sympathique brochure vantant les mérites du lieu et des appartements. Nous apprenons beaucoup de choses, des détails surtout, mais la vie étant faite de détails et le diable y étant, croyez que nous en sommes forts heureux. 


Notre appartement, chanceux que nous sommes, est globalement resté dans son jus. Néanmoins le Strict Maximum aimerait tout de même savoir où sont passés les "bacs en plastique destinés  à recevoir les eaux dégouture " car ils manquent à l'appel (fort heureusement le Strict Maximum essore son linge)


Pour ceux qui doutaient de notre choix de couleurs pour les murs, nous constatons que l'époque se range du côté du Strict Maximum. C'est comme ça.






Ci dessous, le plan de l'appartement allée des Ormes acquis le 20 Mai 1968 par un certain Mr Dati, à qui appartenait tous ces documents. 



Poursuivons avec la brochure réalisée par Manera pour promouvoir les immeubles SGAF :











Que de beaux documents n'est ce pas? C'est réjouissant de savoir que certaines traces tangibles comme celles ci sont encore entre les mains de copropriétaires et donc potentiellement accessibles et cessibles surtout.

Le seul bémol dans toute cette histoire, c'est d'avoir confié la décoration de l'appartement témoin à Saint Macé. 



Ils ont quand même fait l'effort d'intégrer au décor une table forme libre et quelques chaises meribel de Charlotte Perriand. 

Prochain challenge pour le Strict Maximum : reproduire à l'identique l'appartement témoin.
Le Strict Maximum rigole, bien entendu.

dimanche 23 février 2014

Tomboy du parc de l'Aulnay.

Très récemment, la diffusion du film de Céline Sciamma par la chaine franco-allemande Arte a fait beaucoup parler d'elle.


La France catho-puritaine en pleine crise anti-mariage gay et tout ce qui s'en suit, accuse le film de vouloir véhiculer la théorie du genre. Etrange pour un film qui, sorti en 2011, n'a jamais posé de problème à personne. Comme quoi, les problèmes c'est comme les modes, ça va ça vient, ça s'en va, ça revient. 


Tomboy raconte l'histoire d'une fille de 10 ans,  Laure, qui profite de son arrivée en terre inconnue et de son apparence androgyne pour se faire passer pour un garçon. Notons que si lors de leur première rencontre la petite Lisa, bien sous tous rapport, ne lui avait pas demandé 'T'es nouveau?', Laure ne serait pas devenu Mickaël et nous n'habiterions pas à Vaires.


le Strict Maximum n'est là ni pour parler religion, ni politique, ni éducation, ceux qui nous connaissent assez savent où nous nous situons. 
Le Strict Maximum veut juste profiter du bruit fait autour du film pour remercier Céline Sciamma.
La remercier non seulement pour son très beau film, si justement filmé, mais également pour nous avoir mis sur la piste du parc de l'Aulnay.



Nous avions retenu que la famille de Laure habitait un appartement tout à fait splendide, avec de grandes portes coulissantes en bois (on ne se refait pas). Lors de notre recherche d'appartement, il y a 2 années environ, l'oeil très affuté du Strict Maximum avait reconnu sur une annonce du Boncoin le grillage du balcon duquel Laure observe les enfants dans le parc. 


BINGO. Ces immeubles existaient et étaient à peine à 30 mn de notre appartement d'alors. La suite, vous la connaissez. 


Je ne sais pas si Tomboy risque d'orienter sexuellement nos pauvres chérubins comme on veut nous le faire croire, mais une chose est certaine, il peut se targuer de nous avoir fait trouver l'appartement de nos rêves.

samedi 8 février 2014

Saint-Gobain story.

Ce Samedi sera Publicité! (et ce billet plébiscité, sans aucun doute)



                                                              


Nous nous intéressons aujourd'hui aux publicités d'époque de la Société Saint-Gobain qui, comme vous le savez maintenant, est un des acteurs majeurs de la conception et réalisation de notre résidence.

Saint-Gobain c'est qui, c'est quoi?
Entreprise Française fondée en 1665 (on peut difficilement faire plus vintage) produit, transforme et distribue des matériaux. Son premier nom, Manufacture Royale de glaces de miroirs, n'est pas anodin... Son fondateur n'est autre que Jean Baptiste Colbert, ministre des finances de feu Louis XIV (cette nouvelle fait l'effet d'une bombe), tous deux désireux de donner à la France une dépendance moindre aux productions de verre vénitiennes. Je vous passe l'épisode où Colbert parvint à faire venir en France des verriers vénitiens, leur promettant gloire et richesse, pour finalement les empoissonner au mercure, car le Strict Maximum se refuse à colporter de tels ragots.
Entre 1678 et 1684, la manufacture participe à la construction de la galerie des glaces du Château de Versailles. 
À la fin du règne de Louis XIV, l'industrie miroitière avec à sa tête, la Manufacture royale de glaces de miroirs, exporte des glaces dans toute l'Europe: le monopole vénitien est remplacé par le monopole français.
En 1693, la société  migre à  Saint-Gobain en Picardie, plus exactement dans l'ancien château des sires de Coucy et devinez quoi? Elle se fait appeler désormais Saint Gobain.


Nous savons maintenant trois choses: qui, comment et pourquoi.
Mais tout cela est loin maintenant... Réalisons un bon dans le temps jusque disons dans les années 60, celles qui nous intéressent vraiment.





Comme le montre cette publicité, Saint-Gobain, possède dès les années 60 déjà plusieurs cordes à son arc.

Présente dans le domaine de l'isolation avec sa filiale Saint-Gobain Isover, vitrage bâtiments via sa filiale Saint-Gobain Glass, vitrage automobile via Saint-Gobain Securit, mais aussi dans las plaques de plâtres via les 3 filiales Placo (France), Gyproc (Angleterre et Scandinavie) et Rigips (Allemagne). 




Mais ce n'est pas tout. La société distribue également des matériaux divers et variés via deux autres filiales que vous connaissez tous, Point P et Lapeyre. Le groupe Saint-Gobain est ainsi présent partout dans le monde, employant 192 800 personnes. Il est loin le temps où l'on zigouillait les pauvres verriers vénitiens.






A notre échelle, Saint-Gobain nous intéresse surtout pour avoir mis au point avec Jacques Beufé et un autre groupe, Aluminium Français, le procédé d'habitation industrialisé SGAF-JBEUFE. Procédé qui nous rend heureux depuis maintenant presque un an.
Sur cette collaboration nous ne savons au final pas grand chose. Si ce n'est que plusieurs lots aux été réalisés en France, notamment à Massy Anthony, Lyon Vénissieux, Mulhouse Bourtzwiller. 
Et c'est aussi l'occasion de partager cette publicité, portée à notre connaissance il y a peu par l'ami Tony, et qui est de loin la plus belle publicité au monde.




Pour information, le jingle Pub ORTF au début du billet, est celui de 1968 donc celui qui passait à l'époque où notre résidence à vu le jour. Autant dire que nous ne faisons vraiment pas les choses à moitié. 






vendredi 27 décembre 2013

Traumatismes post opératoire.


Etant donné que l'on se sent bien dans le Parc, et que les cartes postales nous ont ouvert l'appétit, restons-y.


Le travail de Jacques Beufé sur cet ensemble résidentiel est caractérisé par l'utilisation de matériaux propre aux années 60. L’aluminium et le verre trempé pour la façade préfabriquée; l'omniprésence du teck  à l'intérieur.  La cohabitation avec ces matériaux est tout à fait plaisante au quotidien si l'on reconnait leur aspect esthétique. Mais surtout si l'on est sensible à l'architecture des années 60-70.
Ce qui semble être le cas de peu de personnes sur les quelques 600 logements.

L'intérieur des appartements, particulièrement pensé et bien agencé , est la partie du travail de l'architecte ayant subi le plus d'outrages de la part de ses occupants.

Un intérieur en 1968 :


Notre appartement, en 2013:


Petit tour d'horizon des appartements en vente sur le bon coin... Alors? Architecture conservée ou pas? Sortez les mouchoirs.

Saluons l'utilisation des petites vagues en MDF (rayon travaux manuels chez Cultura) pour le dessus des portes.




Sans doute une envie irrépressible de poutres.


Des comme ceux ci, il y en a certainement des centaines...
Bien entendu, les goûts et les couleurs ne se discutent pas (on nous le rabâche assez souvent)
Mais ce que nous trouvons dommage, outre le fait de se penser suffisamment bon en décoration/agencement intérieur pour saloper le travail de Beufé, c'est de priver les futurs occupants de son génie. Ces appartements saccagés, n'ayons pas peur des mots, ne retrouveront jamais leur aspect originel. 

L'extérieur n'a pas encore subi de modification, mais une étude est en cours pour virer cet horrible aspect 70 qu'ont les immeubles. Pourtant le choix de Beufé n'était pas anodin, l'aluminium et le verre trempé ne nécessitent pas de ravalement, un simple coup de Karcher et c'est reparti.
D'autres immeubles semblables aux nôtres, notamment à Massy, ont déjà été modifié à l'extérieur. Et comme dirait Audrey Lamy, 'C'est pas joli joli'



Bien entendu au niveau des façades, il est également question de gain en isolation thermique et phonique. Les modifications comme  celle ci-dessus, visent également à concurrencer les constructions récentes, notamment lors de la revente des biens.
Or, n'y a t-il pas une différence entre quelqu'un de 50 ans en paraissant 30 et une personne de 30 ans? N'est ce pas perdu d'avance?
N' est-il pas plus intelligent de mettre ses atouts en valeur plutôt que de vouloir à tout prix se fondre dans la masse et faire table rase du passé?
Nous vient alors à l'esprit cette comparaison: la chirurgie esthétique.
On modifie l'existant au lieu de faire avec et de l'entretenir.
Au final, la conclusion est souvent la même...

'elle n'aurait pas dû y toucher, elle était mieux avant'.



jeudi 26 décembre 2013

Bons baisers du Parc.

Nous revoici dans le monde merveilleux de la carte postale, mais cette fois ci avec un sujet encore plus pointu: le Parc de L'Aulnay, notre résidence.


La construction de la résidence encadrant le parc de l'Aulnay (d'une superficie de plus de 11 hectares) débute en 68.
Les immeubles, résolument modernes, sont bâtis de matériaux rarement utilisés dans la construction de résidences, donnant un caractère novateur et avant gardiste à la ville de Vaires sur Marne.
Il n'en faut pas plus pour que l'on puisse s'écrire sur fond de parc dès les années 70, alors que l'ensemble de la  résidence n'est pas encore achevé.


On distingue encore sur  la partie droite de cette carte postale le château de Vaires (son ancien propriétaire possédait également tout le parc)




Nous avons donc commencé une collection de cartes postales de notre résidence. Ce qu'il y a d'intéressant c'est de voir (et de lire) que les habitants sont fiers de leur environnement et de pouvoir écrire ' regardez j'habite ici'.
 

Nous apprenons également, et ce n'est pas négligeable, que Lucie est passée au parc pendant que Marius jouait au tarot, et qu'en plus elle s'est cognée le nez contre la porte...


...que les époux Heyvang écrivaient régulièrement à Mme Landon qu'ils connaissaient depuis peu. Systématiquement sur une carte du Parc...


...ce, même lorsqu'ils se trouvaient à Menton.


Nous apprenons, avec soulagement, que le 30-10-78, il n'y a pas eu d'avis de grève de la SNCF. De quoi faire taire la rumeur et les mauvaises langues.


Souhaitons bonne chance, avec un peu de retard, à cette petite pour son examen d'entrée chez IBM.



La vie au parc, n'est elle pas fantastique?