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lundi 21 avril 2014

Athènes, Marly, Vaires.

Le Strict Maximum pense que la plus proche parente de la résidence du Parc de l'Aulnay est la résidence des Grandes Terres à Marly le roi. Bien qu'il existe (il conviendrait d'ailleurs de dire 'il existait')des bâtiments comme les nôtres en France, ils ne sont similaires que d'aspect, l'esprit même de la construction y étant totalement différent.


Si ces deux résidences tendent à avoir de grandes ressemblances c'est au niveau du concept en lui même et ce n'est pas par hasard. Le dénominateur commun de ces deux résidences n'est autre que Jacques Beufé, l'architecte du Parc de l'Aulnay.

Au centre, Mr Beufé en pull marine.


Tout d'abord engagé en tant qu'architecte projeteur en 1950, il devint dès 1952 chef d'agence et directeur des études de l'agence  Marcel Lods. Lods étant l'architecte des Grandes Terres, Beufé participe donc activement à sa création.


Construite entre 1952 et 1960, la résidence doit son aspect novateur à l'application des principes énoncés dans la Charte d'Athènes rédigée par Le Corbusier. Cette charte de 1941 établissait une critique de l'habitat et des villes et souhaitait que "les quartiers d'habitation occupent désormais dans l'espace urbain les emplacement les meilleurs, tirant parti de la topographie, faisant état du climat, disposant de l'ensoleillement le plus favorable et de surfaces vertes opportunes"


Sur un terrain découvert au hasard d'une balade à vélo, Marcel Lods sait de suite qu'il pourra y édifier un programme immobilier où les conditions de vies seront optimales.
Air - Espace - Verdure - Silence - Sécurité seront les piliers de l'oeuvre.

Le domaine des Grandes Terres à l'origine.

Appartement témoin narguant le Manoir encore debout.

L'ensemble de 1470 logements est reparti en 27 immeubles de type R+4. Ils forment au total 9 squares délimités par quatre immeubles chacun.





Les bâtiments sont répartis en périphérie du domaine de façon à dégager un espace libre d'environ 20 hectares; l'emprise des bâtiments n'occupant que 10% de la surface du terrain. Les immeubles sont implantés de part est d'autre d'un grand parc collectif agrémenté de terrains de sport et d'un point d'eau.



En bordure de l'ensemble complet se trouvent les équipements: parcs de stationnement, écoles, centre commercial, station service et garage. 

Les créateurs de cette "ville neuve" réalise le tour de force d'éviter toute circulation mécanique à l'intérieur de la résidence. Cette heureuse conception présente l'avantage très appréciable du silence mais aussi de la sécurité, la route entoure le terrain et ne le traverse jamais.


Patio du centre commercial dominé par l'oeuvre d'André Bloc 'Signal'

Parking et ses chouettes voiturettes en périphérie de la résidence .


Les équipements de jeux pour enfants ont été particulièrement soignés. La charte d'Athènes préconisant que les espaces libres puissent "accueillir les activités collectives de la jeunesse"

Trop tard pour les jeux de squares.


Les Grandes Terres voient les premières applications de la préfabrications. Nous sommes au début de la construction industrielle de logement.



Chaque Logement dispose d'une loggia ou d'un balcon suffisamment spacieux pour en faire usage. L'héritage corbuséen se voit jusque dans la rationalisation des espaces intérieurs, chacun étant dévolu à une fonction. La partition jour/nuit est effective. La cuisine est purement fonctionnelle.


La résidence à également été conçue sur le principe de "l'unité de voisinage". Ce concept consiste en une plus grande implication de ses habitants. C'est dans ce but que la gestion de l'ensemble des Grandes Terres à de suite été confiée aux copropriétaires sur la base d'un bénévolat militant. 




La vision de Lods et le travail menée par son équipe ont été doublement récompensés.
Dans un premier temps par l'obtention du Label Patrimoine du XXème siècle et dans un second temps, beaucoup moins officiel mais sans doute beaucoup plus important, l'installation dans le parc par les habitants d' une plaque rendant hommage à l'architecte de leur quotidien. 


A l'écriture de ses lignes le Strict Maximum prend conscience des énormes similitudes entre le travail de Lods aux Grandes Terres et celui de Beufé au Parc de l'Aulnay.
Il est évident que la charte d'Athènes à également servie la construction du Parc de l'Aulnay.


Vue aérienne du Parc de l'Aulnay à Vaires sur Marne.

Les points communs sont nombreux entre les deux résidences. Comme pour les Grandes Terres : traversée du parc par véhicule impossible, centre commercial et écoles attenants à la résidence, parkings en périphérie, préfabrication et orientation des bâtiments...
Les seules différences se trouvent dans la conception même des appartements... Jacques Beufé semblant s'être clairement fait plaisir tout en appliquant ses acquis dans l'agence de Lods.

Cité lors de l'exposition consacrée aux 50 ans des Grandes Terres, Beufé est décrit comme un "précieux assistant des architectes concepteurs pendant toute la durée du projet".
Chers messieurs les architectes concepteurs, vous auriez dû lui confier l'agencement des appartements, Monsieur Beufé excelle dans ce domaine et dessine de très beaux placards.

samedi 29 mars 2014

La résidence fait sa pub.

Comme nous vous le disions il y a de cela un post, nous avons glaner chez la voisine d'en face nombre de documents d'époque. 
Ces documents, divers et variés, ont tous un rapport direct avec la résidence. Plan d'appartement, plan du bâtiment, coupe transversale, détails des travaux à effectuer; les appartements étant vendus avant construction.

Maquette de la résidence

Nous avons eu également le droit à la sympathique brochure vantant les mérites du lieu et des appartements. Nous apprenons beaucoup de choses, des détails surtout, mais la vie étant faite de détails et le diable y étant, croyez que nous en sommes forts heureux. 


Notre appartement, chanceux que nous sommes, est globalement resté dans son jus. Néanmoins le Strict Maximum aimerait tout de même savoir où sont passés les "bacs en plastique destinés  à recevoir les eaux dégouture " car ils manquent à l'appel (fort heureusement le Strict Maximum essore son linge)


Pour ceux qui doutaient de notre choix de couleurs pour les murs, nous constatons que l'époque se range du côté du Strict Maximum. C'est comme ça.






Ci dessous, le plan de l'appartement allée des Ormes acquis le 20 Mai 1968 par un certain Mr Dati, à qui appartenait tous ces documents. 



Poursuivons avec la brochure réalisée par Manera pour promouvoir les immeubles SGAF :











Que de beaux documents n'est ce pas? C'est réjouissant de savoir que certaines traces tangibles comme celles ci sont encore entre les mains de copropriétaires et donc potentiellement accessibles et cessibles surtout.

Le seul bémol dans toute cette histoire, c'est d'avoir confié la décoration de l'appartement témoin à Saint Macé. 



Ils ont quand même fait l'effort d'intégrer au décor une table forme libre et quelques chaises meribel de Charlotte Perriand. 

Prochain challenge pour le Strict Maximum : reproduire à l'identique l'appartement témoin.
Le Strict Maximum rigole, bien entendu.

jeudi 17 janvier 2013

L'Offre immobilière d'époque.

Voici une "offre immobilière" d'époque de la résidence. Je l'ai trouvé dans un livre consacré à Vaires-sur-Marne.


Nous y apprenons qu'elle se trouve dans un parc de 11 hectars et qu'elle a été réalisée par l'architecte Jacques Beufé pour Manera.
Les immeubles sont de 3 ou 4 étages avec ascenseurs, appartements allant du F2 au F5.