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lundi 11 novembre 2019

New York, New York.

Start spreading the news, I am leaving today, I want to be a part of it  
New York, New York"
Ah chère Liza Minelli, nous te comprenons enfin aujourd'hui! 


Qu'il est plaisant de découvrir un ville et de s'apercevoir que tout nos aprioris sont faux, que si tout est différent de ce que nous imaginions, tout l'est en mieux.
Pour tout t'avouer, New York, nous allions te visiter à reculons.
Tu peux remercier notre passion pour la céramique qui nous pousse à traverser des océans. 





Seulement voilà, New York, il y a d'abord ta lumière saisissante, surprenante, qui sublime tout. 
Puis il y a ton architecture et même plus globalement ton urbanisme. Tu laisses de la place partout, pour tout. Tes larges rues nous offrent de grandes ouvertures vers le ciel et nous en revenons alors à la lumière puissante qui te pénètre mieux.






Tu nous surprends à être moins américanisée que notre France. Avec toi nous ne sautons pas d'un Starbuck à un MCdo comme un singe saute de branche en branche. Non, ça c'est à Paris, malheureusement. 

Avec toi New York, c'est pile ou face. Côté pile tes quartiers à taille humaine et au  charme fou auquel le Strict maximum tout entier n'a pas résisté. Ces petits quartiers que tu appelles souvent "village" a juste titre, on pense à Chelsea, Nolita, Brooklyn...Côté face c'est rutilant, c'est haut et ça donne le vertige, au SM on aime moins. C'est de cette image dont nous avons été abreuvé toute notre vie et nous te jugions mal forcément. La faute à qui, pas à toi New York.




Ton new-yorkais ne nous semble pas plus pressé que notre parisien, peut-être même moins. Il semble se ficher de tout, semble plus à l'aise, plus souriant c'est certain. Ici on dit que c'est un sourire de façade, mais un sourire c'est un sourire. Quand il te tombe dessus c'est toujours ça de pris. 
Ta météo de notre côté, nous parcourons tes rues au hasard, et nous découvrons que tu as  mis le paquet pour nous plaire.




New York tu sais recevoir et surprendre, nous apprenons que la galerie PACE expose Alexander Calder tandis que Soulages est à l'honneur à la galerie Levy Gorvy. Tu ne nous connaitrais pas déjà un peu?






Nous découvrons dans tes galeries le travail enchanteur de Richard Blow qui nous était  jusque là inconnu.





La visite la plus extraordinaire, la plus marquante, c'est sans conteste celle de ton musée Noguchi . Isamu Noguchi nous l'adorons.

Situé à Long Island, ce Musée est un lieu incontournable. Outre la quantité incroyables d'oeuvres de l'artiste c'est un lieu hors du temps,  véritable petit paradis sur terre. 











Nous avons bien entendu visité ton MoMa qui venait tout juste de réouvrir ses portes (quelle délicate attention), mention spéciale à sa section Art textile particulièrement riche et intéressante.





Nous n'avons pas pris le temps de visiter ton Met Breuer car à en croire la programmation le plus beau est bien à l'extérieur. Et avouons que le bâtiment de Marcel Breuer est à couper le souffle,  c'est d'une allure presque austère qu'il domine ton carrefour. Il est moderne depuis toujours et pour toujours.



Ton Withney Museum étant situé à quelques minutes de la galerie Salzman, nous nous y sommes forcément rendus mais n'avons rien retenu. Si comme ton Met Breuer l'interêt est à l'extérieur il nous faut tout de même payer l'entrée car c'est au 7ème étage que ça se passe. Les terrasses accessibles au public offrent une vue imprenable sur tes merveilles.

Nous sommes venus jusqu'à toi pour assister et préparer l'exposition des céramistes Andrée et Michel Hirlet et ces 5 jours ne nous ont pas permis de tout voir et  de tout faire mais nous pensons dores et déjà à te retrouver New York, tout ceci n'est qu'une mise en bouche. Et nous avons grand appétit.

A bientôt New York.

mardi 29 octobre 2019

Andrée et Michel Hirlet à New York.



A son grand étonnement le Strict Maximum rentre de 5 jours à New York!
Fidèles comme vous êtes, vous n'ignorez pas que nous sommes très attachés à notre France natale et que nous parcourons que très rarement d'autres contrées. Quand c'est le cas, nous n'allons jamais bien loin non plus. Alors quelle mouche à bien pu nous piquer pour traverser l'Atlantique? 
Sachez Madame, Monsieur, qu'une exposition des céramistes Andrée et Michel Hirlet, ça déplace des montagnes.

Votre Strict Maximum est en quelque sorte le dénominateur commun dans cette aventure, reliant la galerie Prisme et les céramistes à notre amie new-yorkaise, la galeriste Dobrinka Salzman.

L'exposition se déroule du 10 octobre au 10 novembre 2019 et regroupe 26 sculptures du couple, des pièces allant des années 60 à nos jours. Pour accompagner les céramiques, quelques peintures réalisées par Mr Hirlet ornent les murs. 

Cerise sur le gâteau, la parution d'un superbe catalogue édité à 500 exemplaires. Première véritable publication sur les talentueux artistes, le catalogue est proposé avec 3 couvertures différentes. Le graphisme est confié à Claude-Olivier Four déjà aux manettes de deux livres de référence sur la céramique française: Les 2 potiers et André-Aleth Masson de Thomas Leporrier. Tandis que Sabrina Silamo -rédactrice en chef de la Revue de la céramique et du verre- s'occupe de la préface, les prises de vue dans les ateliers parisiens des céramistes sont confiées au SM et il s'en donne à coeur joie.

Puisque c'est la première fois que les Hirlet exposent outre-Atlantique, puisque nous y étions et pour tous ceux qui ne pourront faire le déplacement, voici quelques photos souvenirs. 













 Comment ça vous n'avez pas encore votre catalogue?




mercredi 18 octobre 2017

5 jours à Lisbonne.


Le dernier voyage effectué par le Strict Maximum hors de notre chère France date d'il y a deux ans et c'est tout simplement scandaleux. Devant telle abération, décision est prise de s'envoler pour  Lisbonne qui n'a pas à rougir d'être en tête des classements des villes les plus agréables d'Europe. Si vous ne connaissez pas, on va vous donner envie de vous aussi faire 50 kilomètres à pieds en 4 jours.

Une fois n'est pas coutume, les voyages du SM commencent toujours de la même façon : un appartement Airbnb ! Celui de Maria et Filipa est situé dans le quartier Campo de Ourique. Quartier calme et tranquille, loin du tourisme de masse où vous côtoierez essentiellement des locaux (Madonna et Florent Pagny ne vivent pas ici donc)



D'emblée à Lisbonne, nous avons été étonnés de la présence de très nombreux immeubles des années 50/70 mais aussi Art Déco restés dans leurs jus. Et ça, ça nous fait toujours plaisir... Notre appartement en étant l'exemple même avec ce très beau carrelage, sa cage d'escalier et son ascenseur d'une autre époque (la bonne!)

Notre guide (City Guide Lisbonne, Ed. Trips ans Tips) n'avait pas menti, pour apprécier la ville, il faut s'y perdre. Fuir l'hyper centre, les belvédères et bien entendu : marcher, marcher et encore marcher. Alors, on vous propose de marcher sur nos pas.
















Vous nous connaissez, nos visites se sont axées autour de nos centres d'intérêts, mais pas que ! Ici, nous développerons ce qui est à voir et à faire si comme nous, vous êtes amateurs d'antiquités et d'Art XXe. 
Dès le lendemain de notre arrivée, bien évidemment, pas de grasse matinée pour le Strict Maximum mais des puces ! Direction la Feira Da Ladra (= foire à la voleuse) où chaque samedi, des dizaines de stands exposent depuis 1882. C'est très grand, il y a de tout, particuliers comme professionnels et les prix sont plutôt bas. Nous avons testé un marché/brocante qui a lieu le dimanche au Jardin Vasco Da Gama, lui nous ne le recommandons pas. Essentiellement des articles neufs et très peu de stands.


Foire à la voleuse, qui n'est pas en pantalon vert.


Dans le quartier de Belem, le musée Berardo est un passage obligé. Plus de 600 oeuvres d'artistes européens et américains du collectionneur José Berardo. Classées par mouvements, la crème de la crème de l'Art du XXe et du début du XXIe siècle. 
Et si comme le Strict Maximum vous vous y rendez le matin, vous serez peinards car le lieu est désert, les touristes se pressant à la tour de Belem et au Monastère.


Alexander Calder.

Max Bill.

Lynn Chadwick.

Franz Kline.

Pierre Soulage.

Un immense Calder !


Parmi nos découvertes, le couple Maria Helena Vieira da Silva et Arpad Szenes. Maria Helena est née à Lisbonne en 1908, c'est une artiste portugaise qui s’est exilée en France dès 1928 où elle a été une des fondatrices de l’école de Paris. En 1930, elle épouse le peintre hongrois Arpad Szenes. D’abord figurative, au milieu des années 1930, elle ébauche son style en forme de patchwork qui la rendra mondialement célèbre. En 1938, elle accueille dans son atelier parisien le jeune peintres Nicolas de Staël. C’est dans les années 1950 qu’elle se positionne comme un peintre de premier plan. Elle est morte à Paris en 1992. Deux ans avant l'ouverture de la Fondation Arpad Szenes-Vieira da Silva.




Avec en prime devant la fondation une sculpture d'Etienne Hajdu.


Autre lieu qui ne laissa pas le Strict Maximum de marbre : Le Centre d'Art Moderne de la Fondation Calouste-Gulbenkian située dans un immense parc luxuriant. Il renferme les plus importantes collections d'Art moderne et d'Art contemporain du Portugal, de 1910 à nos jours. Beaucoup d'artistes portugais, ce qui est plaisant pour l'oeil et change de nos classiques.
Les bâtiments du parc datent des années 80 et sont de l'architecte Leslie Martin. Ce béton dans cette verdure, des sculptures disséminées de-ci de-là, des inspirations japonisantes, l'agencement du parc... un petit goût de paradis.






Alberto Carneiro.


Angelo de Sousa.


Aureliano Lima.

Voilà, Lisbonne c'est fait et ça se refera sans doute un de ces jours. Car flâner par 30 degrés mi octobre, le nez sur toutes ces couleurs pastels et la bouche pleine de pastéis de nata, le Strict Maximum n'a qu'une chose à dire : VIVA PORTUGAL !