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lundi 19 août 2019

Dormition.

Chers fidèles, il nous parait important avant de commencer le récit de ce week-end prolongé du 15 Août, mitigé mais exaltant, de nous poser la question "pourquoi le 15 Août est-il férié"? 
Le 15 Août est visiblement chômé pour cause d'Assomption de la Vierge Marie ou "Dormition" pour nos amis de la tradition orientale. Selon cette rumeur persistante la Vierge Marie serait montée au ciel tout de go sans passer par la case décès. En y regardant de plus près et avec tous les bons services rendus, comment  Dieu aurait-il pu lui refuser pareille faveur? C'est donc grâce à ces petits arrangements entre Marie et Dieu que nous avons l'occasion depuis bien longtemps maintenant d'arpenter la brocante de la Borne, et pour cela nous les louons.


Fini les conneries, emmenez-moi dans le Berry!

Participer à cette session 2019 s’annonce risqué à en croire les prévisions météorologiques mais finalement à part une bonne grosse averse bien humide aux alentours de 8h, rien à signaler. Petit à petit le ciel bleu gagne du terrain et nous pouvons profiter du village au sec. Côté trouvailles notables, nous ramenons un pot couvert d'Elisabeth Joulia (que nous n’appellerons pas Babeth) et une petite sculpture en résine achetée au pif et au feeling qui s'avère être du sculpteur Emile Gilioli.


Pot à couvercle - Grès. Elisabeth Joulia


Sculpture "Fleur jaune" - Résine . Emile Gilioli

Alors qu'il est prévu de rester au village des potiers uniquement la matinée, de rencontre en rencontre comme de fil en aiguille nous y passons finalement la journée. L'occasion pour nous d'enfin visiter l'atelier de la peintre Patrick Jannin-Oms dont nous avons découvert le travail à la Galerie Prisme au printemps 2018. 
Née en 1944 à Paris, Patrick suit une formation classique de dessin, peinture et sculpture à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris.
Elle y acquiert une véritable technique qu'elle utilisera notamment en travaillant dans une agence d'architecture sur des peintures murales et des tapisseries.

Dunes, gravure. Patrick Jannin-Oms

Joyeuse, gravure. Patrick Jannin-Oms

En 1973 l'artiste commence la gravure qu'elle tire elle-même. L'oeuvre de Patrick est "zen", son espace de vie et de travail l'est tout autant.


Vue d'atelier - Patrick Jannin-Oms

Nous découvrons également le travail d'une nouvelle venue à la Borne: la truculente Laurence Blasco-Mauriaucourt. 
Née en 1966, Laurence rejoint le monde de la céramique après une carrière de journaliste et d'auteure de Théâtre. Elle se familiarise avec la terre auprès de Philippe Paumier, Valérie Perrier et Eric Astoul. Par la suite Laurence entreprend une formation au tournage à l'Ecole Internationale des Métiers de la Céramique de Saint-Amand-en-Puisaye.

Vase en grès - Laurence Balsco-Mauriaucourt

"Bolhomme" et théière en grès - Laurence Blasco-Mauriaucourt

Modernité, simplicité et ingéniosité sont au rendez-vous.
Laurence ne va pas compter pour du beurre à la Borne, ça c'est le SM qui vous le dit. Talent à suivre donc!

Cette journée qui s'éternise est également l'occasion de rendre visite à Eric Astoul, monument de la Borne.
La dernière cuisson du céramiste regorge de pépites rompant avec son style habituel. Le Strict Maximum est charmé, celle-ci sera pour nous.


Sculpture, grès - Eric Astoul.

Nous quittons finalement la Borne au petit matin du 16 Août avec un but bien précis. 
Une visite. 
Un artiste. 
Un sculpteur. 
Mais ça bande de coquins, c'est l'objet du billet prochain.

mardi 21 juin 2016

Lumières sûres.


Le Strict Maximum y voit plus clair. Ces dernières semaines, il a travaillé à introduire de nouvelles lampes dans son salon. Le SM s'est trouvé face à un choix cornélien: aller vers la facilité ou changer de cap radicalement? Il est vrai qu'après avoir gouté à la lumière si particulière des Akari d'Isamu Noguchi, il eût été tentant de ne s'entourer que d'elles. Donc vous l'aurez compris, changement de cap.


Saluez donc cette italienne de Francesco Buzzi qui fait son entrée au SM et occupe une place de choix puisqu'elle remplace la sculpturale lampe dorée qu'il possède depuis quelques années. Une lampe en métal blanc à lumière indirecte des plus discrètes. Le SM a choisit les sixties pour contraster avec le reste du mobilier.


ll y a quelques jours, le marché Paul Bert - Serpette des puces de St Ouen fêtait ses 70 ans. L'occasion de parcourir ses allées en pleine semaine et surtout de nuit. Animations, musique, flots de champagne, la fête fut un grand succès. Il était presque difficile de circuler tellement la foule était dense!
Le Strict Maximum, l'oeil en éventail,  y a tout de même repéré cette lampe.



"Lampe flamme", "lampe torsadée", "lampe tube"... Le SM a essayé beaucoup de choses sur google mais n'a rien trouvé pour l'identifier.

La piste italienne est privilégiée.
Haute de 103 cm, pâle comme un cachet d'aspirine, robe de métal. Merci de joindre le SM au plus tôt pour toutes informations. Signe particulier, sa jumelle -noire comme l'ébène- traine du côté de Bergerac :





Dans la série 3 Cazenaves valent mieux qu'une, le SM s'en est donc offert une plus grande pour créer l'effet de surprise avec ses invités. "Que se passe t-il? Un éboulement?? L'immeuble s'écroule??"




Pour terminer, le SM fit tout de même une exception au dessus de la table à manger, une bonne grosse exception de 50 cm de diamètre. 




Parce que bon... Noguchi quand même... le SM aime beaucoup.

lundi 28 mars 2016

3 petits jours et puis s'en va.

Et si pour une fois le Strict Maximum commençait par la fin.


Elle a trouvé sa place près de la baie vitrée. Majestueuse et mystérieuse, elle vient de la Borne. Plus précisément de chez monsieur Eric Astoul à qui le SM a acheté une nouvelle céramique sculpturale appartenant à l'une de ses nouvelles séries "les verticales"

Comment en est t-on arrivé là? Récit.

Le Strict Maximum rentre d'un long week-end de Pâques (long par la durée!) dans l'Yonne chez ses compagnons de crime. Ensemble, ils ont dévalisé brocanteurs, Emmaus et autre vide-grenier. Mais pas que. De nombreuses visites également, des poules en chocolat et des débats.

Pour que vous soyez parfaitement avec nous, une immersion s'impose:






Maintenant, nous allons vous emmener visiter la cathédrale de Jean Linard (1931-2010), œuvre entreprise en 1983 à la manière du Facteur Cheval et son Palais Idéal. L'endroit évoque le travail d'une Nikki de Saint Phalle, d'un Jean Tinguely et parfois même d'un Alexander Calder. Linard aimait dire que sa cathédrale était la plus haute du monde puisque... "c'est le ciel qui en est le toit" ! Des créations à perte de vue, du portail jusque sur les tuiles du toit.










Et puis la Borne dont le plan du village à lui seul évoque le talent, la création.



Le SM n'y visite pas qu'Eric Astoul, il visite également son église-musée aux splendides vitraux.



Le Strict Maximum reviendra! Il a encore le musée Vassil Ivanoff à visiter. Cette fois-ci, la porte est clause. Les fenêtres et les portes, Ivanoff devaient les trouver ternes car il les transformait toutes en œuvres à part entière. Exemple:


Le week-end se termine par la dégustation d'un œuf-sculpture digne de nos visites et de nos achats.


L'histoire de trois jours dans l'Yonne s'achève. Cette histoire se termine comme elle a commencé (notez l'ombre sur la droite)


dimanche 15 mars 2015

Lampe Fleurs.

La Lampe Fleurs. Voilà comment nous l'appelons ici. Original n'est-ce pas? Vous l'avez déjà croisé au hasard de nos articles. Mais si nous avons décidé de vous la remontrer aujourd'hui, ce n'est pas sans raison...


En effet, nous avons croisé il y a quelques jours sa lointaine cousine. Comme vous le constaterez rapidement, sa vie n'a pas été facile. Il lui est arrivée la pire des choses dans l'existence d'un meuble ou d'un objet : passer entres les mains d'un disciple de Valérie Damidot! 


Qu'est-il passé par la tête de notre disciple de Valérie Damidot...? Une lampe pourtant si poétique... Lui retourner ses pétales, la badigeonner de couleurs dignes du pire manteau Desigual, lui coller des galets sur son socle... Le Strict Maximum conseille d'ailleurs à tous les disciples de Valérie Damidot de se coller des galets sur leurs propres pieds. Puis de sauter d'un pont.

Pendant ce temps là, les Américains la rendent SO COOL dans la dernière pub Schweppes


Bref. Parlons d'autre chose. Nous ne vous avions pas montré nos derniers achats chez Eric Astoul à La Borne. Alors séance de rattrapage:


Une petite coupelle avoisinant la sculpture du même Astoul et 4 tasses dans lesquelles nous vous servirons volontiers un café quand vous passerez.



Trouvaille du week-end, une petite peinture de 1975 d'un certain Laurent et nous évoquant les couvertures d' "Art & Architecture" époque Entenza.








dimanche 1 mars 2015

MASK.

Ce week-end, le Strict Maximum n'a pas payé un kir à Ginette (comprend qui peut) mais a tout de même passé un excellent week-end dans l'Yonne. Comme toujours.

Tout commença par un Emmaus le samedi matin. Une lampe Georges Pelletier et quelques "Yeux"(partagés... car la concurrence est rude. Six chacun avec une vérification constante des piles)



Passage express à Briare pour acheter les émaux de notre future salle de bain. Boutique fermée pour cause de vendeuse absente (une disparue de plus dans les environs de l'Yonne?)

Direction La Borne! Passage au Centre Céramique Contemporaine avec de belles découvertes et un gros coup de coeur:

Martin Hammond

Suzanne Daigeler

Brigitte Marionneau

Nous vous avions déjà parlé du céramiste Eric Astoul lors de notre dernière visite au village. C'est avec un plaisir non dissimulé que nous sommes retournés dans sa belle boutique. Pas de sculpture pour le SM cette fois ci. Mais des tasses à café et une coupelle tout de même.


Boutique d'Eric Astoul

L'avantage avec le Centre Céramique Contemporaine La Borne, c'est que sous ses airs de musée, vous pouvez vous offrir ce que vous voulez. Tout est parfaitement exposé. Mis en lumière... et à deux pas de la caisse! Nous vous avons parlé plus haut d'un coup de coeur. Il s'appelle MASK et il est de Brigitte Marionneau. Le SM récidive donc dans la céramique contemporaine.




Brigitte Marionneau vous parlera sans doute mieux de son travail que nous. Alors nous vous laissons avec elle. A la prochaine !