Affichage des articles dont le libellé est Isamu Noguchi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Isamu Noguchi. Afficher tous les articles

dimanche 19 mars 2017

Galerie Chapo.




Votre cher Strict Maximum s'est vu offrir récemment tout un panel de documents d'époque de Pierre Chapo nous permettant d'en apprendre encore un peu plus sur lui. Car avouons qu'il reste encore bien mystérieux.



Ces documents d'époque sont toujours une véritable mine d'informations et certains confirment ou infirment biens des attributions ou prétendues collaborations qui pullulent sur le net, car évidemment on y raconte beaucoup de conneries. L'occasion de faire un point aujourd'hui sur Chapo et les activités de la galerie.



La galerie Chapo -située au 14 boulevard de l'hôpital à Paris- était tenue par son épouse Nicole (à gauche sur l'illustration ci-dessus puisqu'au centre, le personnage à une barbe et qu'à droite il s'agit vraisemblablement d'un chat)

Meubles P. Chapo, grès R. Deblander, lampe JP Mignon.

La galerie diffuse des lampes en acier poli et aluminium crée par le très discret Jean-Pierre Mignon. Rien n'existe à son sujet, enfin il conviendrait de dire "n'existait" car l'infatigable Strict Maximum a retrouvé sa trace dans la scandaleuse revue L'estampille

 Jean-Pierre Mignon

L'article évoque un Jean-Pierre mignon devenu tisseur en Bourgogne après voir quitté Paris où il créait des luminaires en acier commercialisés par d'autres. Nul doute possible, il s'agit bien de notre homme.

Nous avions bien entendu déjà lu sur internet que la galerie avait distribuée Noguchi mais pas de trace, tout comme nous avions lu que Chapo avait collaboré avec Perriand sur la conception des Arcs et il s'avère que pas du tout. 
Nicole Chapo, amie de Roger Sentou, distribue alors les chaises paillées Bauche et Méribel ainsi que les tabourets de berger Edition Sentou. Le lien Chapo/Perriand s'arrête là.


Bahut et table P.Chapo, chaise C.Perriand

A parti des années 70, Chapo distribue les grès de Robert Deblander et s'en sert largement dans la promotion de ses collections. 
Robert Deblander y expose d'ailleurs en 1981 "Porcelaines et Grès"


Tabouret et bureau P.Chapo, grès de R.Deblander, peau de Chèvre.

Meuble bibliothèque P.Chapo, grès de R.Deblander

Meubles P.Chapo, lampes I.Noguchi

Le petit bijou de notre lot de documents est le dépliant pour la promotion des lampes Akari de Mr Noguchi par la Galerie Chapo. 
Tout en simplicité, comme les lampes, il confirme donc le lien Chapo/Noguchi. Chapo ayant certainement obtenu de commercialiser les lampes à la fermeture de la Galerie Steph Simon en 1974, alors distributeur exclusif des lampes AKARI.




Bien que très peu d'informations soient disponibles sur les activités de la Galerie Chapo, petit à petit nous arrivons tout de même à imaginer ce que le parisien pouvait s'y offrir.
Du Perriand, du Noguchi, du Mignon, du Deblander et du Chapo à gogo.

Pour conclure, nous espérons que vous avez tout de même remarqué que même si beaucoup de recherches sont en cours de notre côté, nous essayons de ne pas vous noyer sous le Chapo, car il est vrai que vous n'avez pas forcément les mêmes goûts que nous. Mais nous vous les conseillons fortement.





samedi 11 mars 2017

SM X TSF

Il y a quelques semaines, le Strict Maximum participait à un reportage-interview sur le site The Socialite Family. Son auteure -Constance Gennari- avait alors un projet derrière la tête : un livre. 


Pour rappel, The Socialite Family (ou TSF) est un site dont le principe est simple : s'inviter chez une famille contemporaine le temps de quelques photos et questions où les propriétaires des lieux s'amusent à donner leur vision de ce qu'est un intérieur d'aujourd'hui.


Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le livre issu de ces dizaines de rencontres ne s'articule pas autour de ces familles. Ce n'est pas un best-of des plus beaux reportages de Constance mais un " guide déco ", concentré d'idées classées par thèmes et illustrées de photos glanées chez les familles au fil des années.


Si vous l'achetez, vous pourrez donc avoir un peu de TSF et de SM à la maison. Vous pourrez également suivre les conseils de Constance ou ceux du Strict Maximum. Voire les deux. Voire aucun. C'est vous qui voyez.


mercredi 27 avril 2016

DIY Akari by Noguchi.

Ce soir le Strict Maximum qui -globalement- est quand même sympa, vous fait profiter d'une vidéo où vous apprendrez à faire votre propre lampe Akari.
Ainsi votre intérieur pourrait, avec un minimum d'effort et d'investissement, ressembler à ceci :

version soir
 ou à ceci :


version jour


Reste plus qu'à vous souhaiter bon courage, et à bientôt!




mardi 15 mars 2016

Sage folie à Saint-Germain-des-Près.



Ce soir, le Strict Maximum vous cause de Steph Simon.
Vous savez, ce Steph Simon que l'on voit souvent associé aux noms Perriand et Prouvé... La vérité, on ne sait pas trop qui c'est!
Mais ce soir, tous ensemble, nous décidons d'y remédier.


Steph Simon, coquin avant tout.

Ingénieur des Arts et métiers, Steph Simon devient au sortir de la seconde guerre mondiale l'agent commercial de l'Aluminium français. 
Ce groupe vous dit forcément quelque chose puisque votre cher et tendre SM vit dans un appartement SGAF (AF pour Aluminium Français). Cette société entre dans le capital des Ateliers Jean Prouvé en 1949. 




Donc c'est à cette époque que Steph Simon fait la connaissance de Jean Prouvé. Il devient même en 1951 agent commercial exclusif des "meubles des ateliers Jean Prouvé"
Il vous faut savoir que Steph Simon est un garçon téméraire et novateur à plus d'un titre... Témoin d'un braquage, il se lance à la poursuite de gangsters avenue des Champs-Elysées. Blessé par balles, il finit l'odyssée à l'hôpital.



En contrepartie, il reçoit une indemnité qui lui permet de saisir l'occasion de la vente d'une boutique et d'en faire sa galerie.
La galerie Steph Simon ouvre au 145 Boulevard Saint-Germain.





A la demission de Jean Prouvé des "ateliers Jean Prouvé", Steph Simon récupère le mobilier. Il en profite au passage pour libérer Charlotte Perriand, arguant que le départ de Jean ne la lie plus aux "nouveaux ateliers" Elle reprend alors son entière liberté d'édition sur ses créations.



Dans l'ère de la reconstruction, les architectes ont un rôle de premier plan. Le mobilier moderniste est soutenu par les salons comme celui des "Arts ménager" et la presses spécialisée. Mais peu de galeries prennent le parti de le diffuser.
Le concept Steph Simon va bien au-delà. Il créé dans son espace un bureau d'études chargé de concevoir des aménagements intérieurs  à la fois privés et industriels.




Prouvé et Perriand en tête assure la direction artistique de la galerie.


Le contrat liant Charlotte Perriand et Jean Prouvé à Steph Simon comporte une liste de meubles confiés en édition exclusive à la belle galerie qui se veut exemplaire.
Ils s'engagent aussi à créer dix modèles standards par an et à les adapter au gré des commandes; d'où certaines pièces rarissimes.
En échange, Steph Simon ne peut inclure d'autres créateurs sans obtenir leur accord préalable.




C'est ainsi qu'en complément la galerie s'enrichit des lanternes de Noguchi, des tabourets et plateaux importés du Japon de Yanagi et d'un siège en kit de leur ami Ketoff. 



Viennent ensuite enrichir la galerie les luminaires de Serge Mouille, la vaisselle de Jean Luce, des rouleaux de Georges Jouve, des grès de Pierlot et des tapisserie de Simone Prouvé dans le but de développer un véritable "art d'habiter"




Les années 70 arrivent et c'est la traversée du désert pour Steph Simon, il revend son affaire à Henri Michet en 1974.
C'est à ce monsieur que la galerie Laffanour achète en 2007 les archives Steph Simon d'où sont issus les photos qui illustrent ce billet.


L'incroyable Steph Simon est à l'origine d'une des plus belles aventures d'après-guerre et toujours d'actualité. 



mercredi 30 décembre 2015

L'année 2015 du SM.

Ô grand dieu! Nous voici fin décembre donc techniquement, presque début janvier.
Ceci sans que le Strict Maximum ne s'en aperçoive lui qui n'aime pas être pris au dépourvu! C'est donc avec hâte qu'il dresse aujourd'hui le bilan de cette année passée à vos côtés afin d'être tout à fait prêt à vous présenter ses vœux pour la prochaine.

2015 au SM c'était comment?




Au tout début de l'année, le SM transforme quelques loopings en wire sculpture et renoue ainsi avec la passion, la vraie. Les bobines d'acier recuit se succèdent et la technique se précise au fil des réalisations. 



Lors d'une ballade à St-Ouen, loin des marchands d'art, il dégote un adorable Victor Roman aux allures d'ahuri . Il vient tenir compagnie au premier déjà sur les étagères.



En goguette du côté de La Borne, il croise l'oeuvre de Brigitte Marionneau et décide,tant qu'a faire, de repartir avec.


Séduit par le rendu à Breuil-spring, il s'équipe de stores californiens qui viennent souligner l'ambiance surannée de son salon.


Le SM poursuit ses emplettes avec un magnifique Fernand Rolland, qui lui permettra également de goûter aux joies de la restauration d'art impeccablement réalisée.


Fortement éprouvé par la pose de ses stores et le stress engendré par la restauration du Rolland, l'équipe du Strict Maximum décide dans son plus grand intérêt de partir à la découverte de Royan. Et devinez quoi? IL A-DORE.


Particulièrement requinqué par cette visite, c'est un SM en pleine forme qui fait main basse sur le superbe Lignier d'Isabelle et qui n'en est pas peu fier.


Avec toutes ces acquisitions, il pourrait tomber à court, mais c'est sans compter sur l'aide des cieux qui mettent sur sa route un piétement de table Prouvé histoire de mettre un peu de beurre dans les épinards (entendez par là des babioles sur les étagères)


De Prouvé à Perriand il n'y a qu'un pas, c'est donc tout naturellement et avec une certaine grâce que le Strict Maximum équipe son foyer d'un adorable tabouret de berger.



Les beaux jours installés, il part se ressourcer dans son sud fétiche et y découvre quelques joyaux de l'architecture moderne, dont la superbe villa E 1027 d'Eileen Gray...



...le Cabanon de Le Corbu...


...et prend même le temps de squatter une heure durant une cellule de la cité radieuse. Un SM qui se sent bien est un SM qui prend son temps.


De retour au bercail, le Strict Maximum fait la découverte de René Roche -devenu un de ses artistes favoris-  et s'offre donc une sculpture en guise de cadeau de 10 années de "collaboration".


Mais le SM a des soucis!
Il ne vous en fait pas nécessairement part mais il en a. Depuis plusieurs mois, il recherche en effet le tableau parfait pour prendre la place convoitée qu'est celle du dessus de l'enfilade. Plusieurs s'y sont déjà cassés les dents. Mais Dieu créa Warrand, et Warrand lui, ce tableau. #Perfection.


Dans un élan magnifique il s'attaque ensuite au mur de la cuisine, et installe enfin les fameuses "étagères de la cuisine" (fameuse pour le SM il va s'en dire).


Cette douce frénésie s'étend jusqu'aux strings du salon que le Strict Maximum remanie grâce à l'ajout de portes coulissantes  recouvertes de raphia et en profite pour sélectionner les pièces qui auront accès à la string 2.0


Epuisé, il s’évade à Stockholm. Il en retiendra le poisson frit. 


Vient alors une occasion qu'il attend depuis toujours, pouvoir jouer à la marchande. La vraie. C'est possible en cet automne doux grâce à la complicité de Casarosa. Puisque tout ne peut pas non plus rouler comme sur des roulettes, l'entreprise est un fiasco totale et le SM voit rouge... et ça croyez moi, vous ne voulez pas le voir.


Le Strict Maximum essuie cet affront et part pour Amsterdam mais promet de revenir encore plus fort.


De retour, quelques visites s’enchaînent. Le Strict Maximum est particulièrement charmé par la beauté et la quiétude des ateliers de Jean Arp et Sophie Taeuber situés à Clamart.



L'hiver s'installe, les jours sont bien trop courts et la lumière bien trop rare. Isamu Noguchi est l'homme de la situation. 


Un Strict Maximum sans brocantes à courir s'ennuie rapidement. Comme on noie son ennui dans l'alcool, le SM lui le noie dans la céramique. Ce sera donc son premier Ruelland. 



Pour clore l'année en beauté et avec praticité, il  s'offre un meuble Eames de la gamme ESU. Le meuble est destiné à la chambre du petit afin qu'il puisse s'épanouir dans les meilleures conditions qui soient.



Bien que placée sous le signe de la chèvre 2015 à été une belle année.
A présent, il est temps de penser à 2016 et voir ce que nous souhaitons en faire. Ne dit-on pas "aide toi, le ciel t'aidera" ? Alors le SM tout entier se retrousse déjà les manches pour tenter, au minimum, d'égaler cette année écoulée.

PS :afin de ne pas passer pour une blonde, le Strict Maximum tient à préciser que cette sélection à été faite d'un point de vue totalement superficiel. Parce que le superficiel dans la vie, c'est essentiel.