dimanche 19 janvier 2014

Itinéraire d'un fou de céramique.

Si la céramique des années 50 à 70 vous intéresse, votre route de blogueur a sans doute déjà croisé celle de  " Céramique 50 ", animé par Pascal Marziano. Grand collectionneur, passionné et acharné, il a accumulé en un temps record un nombre impressionnant de pièces des plus grands noms de la céramique française.

Parce que comme nous, vous vous êtes sans doute déjà demandé, comment et pourquoi, nous vous proposons aujourd'hui une entrevue avec Pascal Marziano, l'homme qui se cache derrière cette étonnante collection.





1. Commençons par le début. Quand as-tu commencé à collectionner les céramiques ? Quel a été l'élément déclencheur ?


J'ai dû commencer fin 2009, début 2010, donc c'est assez récent : 4 ans environ. Je suis venu à la céramique un peu par hasard, étant alors un collectionneur de timbres acharné. J'adore la peinture des années 50 et notamment l'abstraction de cette période, dont celle de HARTUNG, mon peintre préféré. J'ai dévoré tous les ouvrages le concernant et remarqué dans l'un d'entre eux du mobilier cinquante. Du coup je me suis intéressé à ce mobilier… et remarqué les céramiques, nombreuses sur les meubles de cette époque. Je ne sais plus trop comment mais un beau jour, en surfant sur le Net, j'ai eu l'occasion d'acquérir un petit cylindre vert de JOUVE sur Ebay. Je l'ai trouvé magnifique, me suis documenté, ai eu envie d'en avoir un second et c'est parti : deux, trois, un second artiste, quatre, un autre artiste, etc. Du coup, l’intérêt pour les timbres s'est émoussé au fur et à mesure que mon intérêt pour la céramique grandissait, d'autant plus qu'étant philatéliste professionnel j'avais besoin de ne plus baigner toute la journée dans les timbres... C'est devenu une vraie drogue et je ne suis jamais autant heureux que lorsque le facteur m'apporte un nouvel ami ! On me dit régulièrement "calme toi, sois plus sélectif". Tu parles... Mais ça viendra un jour, lorsque je n'aurai plus les moyens d'être "fou" (cf réponse à la question n° 16). 



2. Quelle a été ta première acquisition? L'as tu toujours?
Un petit cylindre vert de Georges JOUVE. Bien sûr que je le possède toujours! J'ai un gros problème : je suis très conservateur (uniquement au niveau des objets ;-), au grand dam de certains collègues et marchands amis, d'où aussi de gros problèmes de place…




vase "rouleau" de Georges JOUVE

3. Actuellement, combien de pièces compte ta collection ?


J'ai la flemme de recompter mais je dirais au moins 500, dont une toute petite partie (une quarantaine de pièces) au bureau et chez ma mère. Pas mal pour 4 ans d'activité, n'est-ce pas ? J'ai pour objectif de toutes les mettre en ligne sur le blog, à la rubrique "Collection personnelle". Je ne suis pas prêt d'avoir terminé, en étant au n° 167 et compte tenu des petits nouveaux qui arrivent... A propos de cette collection, je fonctionne uniquement au coup de cœur et sais au premier regard si la pièce que j'ai l'opportunité d'acquérir est pour moi ou pas. Normalement, le rythme d'acquisition devrait baisser car mon "trésor de guerre" (j'ai collectionné les timbres pendant plus de 30 ans et heureusement pas eu le nez creux quant aux choix...) s'épuise. Hélas ou tant mieux ? On verra bien comment je gèrerai le "manque"...


chez Pascal Marziano.



4. Quelles sont tes 3 préférés et pourquoi ?


Très difficile, trop ! Je les aime toutes ! Si je ne devais en choisir que trois je dirais :

- "Lucette", ma petite chouette de Michel et Nicole ANASSE, parce qu'elle est originale (on reconnaît une chouette du couple ANASSE au premier coup d'oeil), mignonne, petite et de ce fait me suit un peu partout. C'est devenue ma copine de voyage et un fétiche. Si un jour je me lasse de la céramique (cela m'étonnerait), ce sera la seule que je conserverai et j'ai pour habitude de dire à mes proches qu'elle verra mon dernier soupir !
 chouette de Nicole et Michel ANASSE




- "Babette", mon vase-chouette de François RATY. Eh oui, je suis un fan de chouettes. Là aussi c'est le traitement de l'animal qui me plaît (une chouette de RATY n'appartient qu'à lui) et le fait que l'objet soit utilitaire. C'est un vase et j'adore y mettre des fleurs.
vase chouette de François RATY


- "Le festin" ou "Offrande", de Marc ALBERGHINA, pour sa présence, sa force et sa signification : la fin de l'âge d'or de Vallauris. J'apprécie également son papa, un artiste qui ne fait pas seulement de beaux objets mais qui réfléchit aussi...


Je suis aussi très attaché à ma grande tête de taureau de RATY, mes miroirs de JOUVE, mon applique murale de DERVAL (un grand poisson de près de 80 cm de long, sous mon canapé faute de place sur les murs), mes CHAMBOST (un 1040 noir et violet, un 1045 noir, mon pied de lampe "cactus", etc.), mes trois grands vase bleus de Salvatore PARISI, mon ensemble de MADOURA, mon groupe de chouettes anassiennes (elles sont 17 ). Il y en aurait beaucoup d'autres...                       
Le festin de Marc ALBERGHINA
Tête de bovidé de François RATY 
Applique zoomorphe de Jean DERVAL



Chouettes de Nicole et Michel ANASSE

Vases bleus de Salvatore PARISI , ANASSE récent ('Babel code SVP') et bourrache verte de MADOURA. En arrière plan, toile de Jacques LAVIGNE.




5. L'âge d'or de la céramique. C'était quand ? C'était où ? C'était qui ?
Les années 50/70, un peu partout en France. C'était tous les céramiste qui avait un travail qui n'appartenait qu'à eux : JOUVE, CAPRON, DERVAL, ANASSE, CHAMBOST, etc. La guerre était finie, il fallait tout reconstruire, on était heureux... C'était aussi l'âge d'or des arts décoratifs et de l'art tout court pour la seconde partie du XXe siècle. Depuis, c'est bien terminé, à quelques exceptions près. A quand le nouvel âge d'or ? J'ai bien peur de ne pas le connaître. Pas tant que les parents et surtout les enseignants n'inculquent pas le goût du beau aux enfants, "comme avant". Et sans primo vaccination, pas de goût du beau et de beaux jours pour la laideur...


6. Parmi les céramistes des années 50/70, quel est selon toi celui qui a particulièrement marqué son époque ?
Difficile, ils l'ont tous marquée à leur façon. Je dirais CHAMBOST pour l'élégance de ses modèles et CAPRON pour un art qu'il a voulu "populaire".


plat mural de Roger CAPRON

7. As-tu une anecdote à raconter sur l'une de tes trouvailles ? (vide grenier, signature illisible, échange...)
"L'arroseur arrosé" : il y a deux ans environ j'ai acquis un superbe pied de lampe noir en forme de brin de corail signé JOUVE. Il s'agissait en fait de l'un des plus beaux et des plus rares modèles de Pol CHAMBOST. On n'en connaît que deux ou trois, jamais signés. Le vendeur l'ignorait et l'a faussement signé JOUVE pour mieux le vendre et accessoirement pigeonner quelqu'un. Le pigeon est très content car il l'a acheté avant tout pour l'objet et au bout du compte peu importe qui l'a fait. Il est superbe et très rare, tout ce que j'aime. Excellente affaire qui plus est car je l'avais fait sortir du jeu des enchères à 1.500 € et il en vaut aujourd'hui vingt fois plus...

 Le rarissime JOUVE-CHAMBOST!

8. As-tu déjà essayé de toi même te mettre à la céramique ?

Je n'ai pas encore osé, mais je pense que ça viendra un jour. Je ferai des faux JOUVE et des faux RUELLAND, histoire de gagner un peu de sous. Je plaisante, bien sûr...


Bureau de Pascal, quand c'était encore un bureau (circa 2011)

9. Est-ce que l'on te contacte souvent via ton blog pour te proposer des céramiques ? Ou encore te demander de l'aide pour des identifications ? As-tu une anecdotes à nous raconter à ce sujet ?

Contrairement à ce que pensent certains (notamment mes amis marchands ;-), je n'achète que fort peu d'objets via le blog. Peut-être une dizaine depuis que j'ai commencé. Bien plus souvent, on me demande de l'aide pour identifier ou évaluer telle ou telle pièce. Je le fais volontiers et en ce qui concerne l'évaluation, je sais rester impartial, c'est à dire estimer 100 ce qui vaut 100, même si la pièce m'intéresse. Après, j'apprécie quand on me renvoie l’ascenseur et quand le vendeur me consent un prix "pour passionné", c'est à dire inférieur à celui du marché, comme cela m'est arrivé très récemment avec une superbe table basse d'Alice COLONIEU. Croulant sous les mails et les photos, SVP : utilisez le téléphone et l'envoi de photos par ce mode de transmission si vous avez besoin d'aide. Merci d'avance !

L'ex coin télé du salon. Depuis, plus de télé et envahi de céramique (cf 2e photo de la 13e question)


10. Sur ton blog, tu dis toi même te sentir un peu à l'étroit chez toi. Tu estimes que ta collection prend beaucoup de place dans ta vie ?

A l'étroit, moi ? Un peu, en effet. Je vis dans un 35 m2 envahi de céramiques, sculptures, tableaux, bouquins, etc., à tel point que je campe (dors) et travaille dans ma cuisine. C'est dire ! En fait, je vis chez mes objets! Je rêve de retrouver l'appartement que j'avais à Limoges, avant d'arriver sur la Côte d'Azur en 2000 : un magnifique 80 m2 haussmannien (parquets, murs blancs etc.) A l'époque, je poursuivais mes études (un DESS de biologie), reprises, et n'étais pas vraiment collectionneur. Il était donc vide! Dans la région ou je vis actuellement, la Côte d'Azur, c'est mission impossible compte tenu du prix de l'immobilier. Et puis j'ai peur de me retrouver en ville, loin de la mer que je vois et surtout entends tous les jours, du déménagement (imaginez : emballer plus de 500 objets, les tableaux, etc.). Bref, pour que je "bouge" il me faudra vraiment un coup de cœur pour un lieu !
 Bureau avant l'arrivée du Festin.

           A l'origine, le bar, qui sépare la cuisine du salon


Cette collection prend également une grosse place dans ma vie tout cour car l'art est pour moi capital, je dirais même vital. Notre société actuelle me désole : l'art n'y a plus sa place, l'immense majorité de nos compatriotes ne s'intéressent plus à rien, est de plus en plus réac, égoïste, n'a plus aucun goût, etc. Je trouve que ce mode de vie médiocre est une insulte vis à vis de tous les grands hommes qui nous ont précédé, et notamment les artistes. J'exagère ? Peut-être, mais c'était quand même mieux dans les années 50-70, non ? Alors je fuis ce que je n'aime pas, "la routine actuelle", en étant le plus curieux possible, en bougeant au maximum et en accumulant des objets que je trouve beaux et qui me font voyager à une époque que je n'ai pas connue mais dont tous les survivants me louent la qualité. Ma boulimie, je la dois aussi au fait que j'ai pris conscience de la fragilité de l'existence. Memento mori ! Tout peut et va s'arrêter du jour au lendemain et je ne veux surtout pas mourir en étant passé à côté de choses intéressantes, en m'étant contenté du... strict minimum (1). J'ai également tendance à un peu trop réfléchir et à m'inquiéter (inutilement) pour les problèmes qui vont découler du temps qui passe inexorablement (j'ai peur de perdre mes proches, etc.). L'art et la collection m'aident à lutter contre cette anxiété latente et m'évitent de trop cogiter... 

Je me suis totalement reconnu dans le portrait de son ami Eric que Pierre LE-TAN brosse dans son dernier ouvrage, "Quelques collectionneurs", dévoré récemment et que je vous recommande vivement : "Eric parlait peu, mais dégageait une vraie gentillesse et, lorsqu'il commençait à parler d'une oeuvre ou même d'un meuble, on sentait la flamme du vrai collectionneur. Célibataire, personne ne connaissait rien de sa vie privée. Peut-être n'en avait-il pas. Dans cette atmosphère feutrée, chaque objet avait une telle présence qu'il n'avait sans doute besoin de rien d'autre, et surtout de personne. Le soir venu, il devait s'asseoir dans le confortable canapé capitonné et scruter chaque oeuvre, éclairée à la perfection, un verre à la main. Il devait éprouver cette satisfaction éphémère, peut-être absurde mais si grande, d'être entouré des objets qu'on a choisi et qu'on aime". 



Besoin de personne : il a tout a fait raison le Pierre ! Et quand on a besoin de personne, on est plus que fort. Il n'y a rien de pire que la dépendance affective... Petit aparté en direction des célibataires en peine, comme mon pauvre-frère-qui-me-casse-les-pieds-avec-son-ex-qui-l'a-largué : ne vivez plus (uniquement) pour l'autre, vivez pour vous, intéressez-vous au monde, à l'art, sortez, baladez-vous, collectionnez les... objets, en attendant de dénicher peut-être... un(e) collectionneur(se) avec qui éventuellement faire un bout de chemin ! Ouh là là, on est bien loin de la céramique et je sens que je m'égare un peu...

11. Quel serait alors l'écrin rêvé pour exposer ta collection?
Un grand appartement moderniste avec vue mer, pas trop loin de Monaco, où je travaille. On peut rêver ? Ou alors une belle maison de village dans le Luberon ou un grand fare au bord du lagon de Moorea, mais là il me faudra également une mécène parce que côté boulot, le Luberon ou Tahiti c'est pas top. A moins que je ne change de métier. Qui sait ?




12. J'imagine que tu es très méticuleux mais... il n'y a jamais de casse chez toi ?

Très rarement ! J'ai du abîmer accidentellement 3 ou 4 pièces, dont une seule majeure. Et pourtant je suis gaucher... La première fois, je suis resté choqué 48 h. La dernière, pas plus tard que le 1er janvier (l'année commence bien!), j'ai "explosé" l'une de mes plus grosses pièces. Ça m'a fait c… dix minutes, en me disant "quel c… !, mais c'est pas possible ! , je rêve !, On ne peut pas revenir en arrière ? C'est cassé, c'est cassé". Plaie d'argent n'est pas mortelle. Quand ça arrive, direction "le docteur". En effet et heureusement, une céramique abîmée par une maladresse ça se restaure et quand le docteur est bon elle est aussi belle qu'au premier jour et c'est indécelable, d'autant plus qu'avec le temps, on oublie ce statut de pièce restaurée. Quand j'ai commencé à collectionner, j'étais vraiment anti-restauration, je ne voulais que des pièces "parfaites". Je me rends compte à présent que cet intégrisme était un peu stupide et ai mis de l'eau dans mon vin, d'autant plus que beaucoup de céramiques annoncées comme parfaites sont en fait plus ou moins restaurées. Leurs propriétaires ne le savent pas, tout simplement  (dixit l'un des plus importants restaurateurs de la place). Je maudissais les pros ne signalant pas les restaurations. Maintenant je comprends : trop de collectionneurs en sont restés à mon premier stade et si on leur dit que la pièce sur laquelle ils ont eu un coup de cœur a le malheur d'avoir eu un petit soucis de santé ils partiront en courant. Bref, maintenant, à mes yeux, une céramique est soit visuellement "parfaite" (intacte ou restaurée ; c'est pareil) soit "imparfaite" (abîmée ou mal restaurée) et dans ce dernier cas il faudra la confier aux bons soins d'un professionnel compétent. Si un jour on me présente une céramique type "Julia ROBERTS" et que j'ai l'occasion de faire un bout de chemin avec elle je ne vais pas faire la fine bouche parce qu'elle a quelques "dents" refaites...



13. Tu ne te limites pas aux céramiques des années 50/70. Tu possèdes aussi des pièces récentes?

Oui, je jette un œil sur ce qui se fait actuellement et craque de temps en temps. Et je dois dire qu'il y a des choses très intéressantes en matière de céramique contemporaine, contrairement aux arts graphiques actuels, gangrenés par le conceptualisme et autres fumisteries. Je suis tout particulièrement le travail de Salvatore PARISI, Marc ALBERGHINA et Marc UZAN. Parallèlement à la céramique, je m'intéresse également aux autres arts décoratifs du XXe et notamment au mobilier, sans le collectionner toutefois, faute de moyens et de place. J'achète aussi régulièrement des dessins, peintures et sculptures d'artistes de la seconde moitié du XXe siècle, notamment lorsque leurs auteurs sont également céramistes. J'ai ainsi un gros faible pour l'oeuvre de Michel ANASSE dont j'ai la chance de posséder quelques fers soudés remarquables et auxquels je tiens beaucoup, d'autant plus que j'apprécie vraiment le bonhomme.




céramique de Marc UZAN  (la turquoise)


Anasse, "Babel aux milles pattes" (au premier plan) et "Croissance"



14. Parle nous d'un céramiste actuel dont le travail te touche particulièrement.

Je suis très proche de Salvatore PARISI, un céramiste niçois. Il est devenu l'un de mes meilleurs amis et nous nous baladons souvent dans la région les week-end. J'aime beaucoup son travail, très varié, recherché et techniquement très léché. C'est un homme très attachant, qui aime son travail, l'art, les autres et je remercie le destin de l'avoir placé sur ma route.

Salvatore PARISI dans son atelier


15. Est-ce qu'il y a une céramique que tu rêves de posséder?

Oh oui ! C'est même un groupe : cinq chouettes très anciennes (parmi les premières) du couple ANASSE, que l'on ne connaît que par une photo en noir et blanc, visible sur le site de l'artiste. Je suis prêt à me damner pour une chouette d'ANASSE. C'est comme ça, ça ne s'explique pas...

Copyright - Michel ANASSE




16. Ton métier à t-il un lien avec ta passion ?

Un peu. Je suis en effet philatéliste professionnel. J'achète et vends des timbres (et également des monnaies) pour le compte d'une société monégasque. J'ai très longtemps - 30 ans ! - collectionné les timbres et c'est grâce à cette collection que je peux aujourd'hui collectionner la céramique. Je me suis en effet intéressé à des timbres peu collectionnés, les timbres d'usage courant, ceux que l'on colle tous les jours sur le courrier, et leurs particularités (essais, épreuves, défauts de fabrications). Des timbres qui ont pris de la valeur depuis grâce à l'écriture d'articles pour la presse spécialisée et un marketing efficace. J'en récolte aujourd'hui les fruits, même si le marché du timbre n'est plus ce qu'il était. Alors quand j'ai besoin d'argent pour une céramique, je pioche dans le stock de timbres, avec une hantise toutefois : le jour où il sera épuisé ! Je n'aurai jamais pu monter une telle collection en si peu de temps si je n'avais pas eu le "trésor de guerre" que représente ma collection de timbres...


Bibliothèque et bar en 2011. Largement colonisés depuis !


17. As-tu déjà songé à ouvrir une galerie ? De lier passion et travail ?

Oui, bien sûr. Quel collectionneur ne rêverait pas d'être galeriste ! Problème : je suis trop conservateur et c'est difficilement compatible avec une activité de marchand. Les clients ne seraient pas très contents. Mais donner un coup de main à un galeriste, à mi-temps, assistant, associé, pourquoi pas ? La céramique 50 m'a conduit à m'intéresser aux arts décoratifs du XXe et je ne me débrouille pas trop mal dans ce domaine. On verra bien ce que l'avenir me réserve... Il faut que j'y songe car l'avenir du marché du timbre est hélas bien sombre (les nouvelles générations préfèrent s'abrutir électroniquement que de se cultiver...) et une reconversion n'est pas à écarter...

(1). "Je voudrais pas crever", un superbe poème de Boris VIAN, résume très bien ma philosophie

10 commentaires:

  1. Je ne vois jamais jamais le pied de lampe de Jouve que j ai vendu à Pascal sur les photos . ??? Pascal si tu l as revendu ....la "Furie "d Anasse ... c est rien du tout à coté de de que tu vas découvrir de moi! ;-)

    RépondreSupprimer
  2. MDR ! Il est minuscule ton pied de lampe, c'est pour ça que tu ne le vois pas. Il est trop bien planqué, en 2e ligne, en attendant de lui dégoter un bel abat-jour :-). J'ai réussi à me faufiler derrière les Mado Jolain (ouf !) pour l'attraper afin de le photographier demain et le mettre "on line" dans la foulée. Et nous débuterons les enchères à... Non, je plaisante ! Dans ma base de données, il est classé "i", comme inaliénable. Vente post-mortem ou pré-retraite à Tahiti ou en Luberon uniquement :-).

    RépondreSupprimer
  3. Ouf , j ai cru que c était lui que tu avais cassé ... heureusement pour toi car moi, je suis classée A comme aliénée . En fait je plaisante ,tu en fais ce que tu veux ... tu en es l heureux propriétaire et moi je regarde mon compte en banque la mine réjouie ,en me demandant de ce que je vais faire de tout ce pognon ;-)

    RépondreSupprimer
  4. Du pognon ? Pas d'idée ? Un ptit voyage à Tahiti (ou il n'y a pas que de charmantes vahines ;-) ou une BA : un ptit virement pour un ancien collectionneur SDF devenu A (pour avec) DF...

    RépondreSupprimer
  5. Je connaissais ( un peu ) le pascal marziano philatéliste ( ayant échangé quelques timbres avec lui ) , et je suis content de l'avoir croisé : quelqu'un de bien ( rare dans son métier )

    michel

    RépondreSupprimer
  6. Bonjour, je me dit bienvenu parmi vous tous. Et merci de faire parti de collectionneur de céramique année 50. cordialement jmg.

    RépondreSupprimer
  7. bonjour , superbe collection , très émouvants , je tiens a vous faire découvrir une production encore active (plus pour si longtemps) ; je pense que cela vas attirer votre curiosité ,
    cordialement .
    dominique Perot blogspot.fr

    RépondreSupprimer
  8. J'ai une table basse de Gilbert Valentin : céramique colorée et fer forgé . Je veux la donner à un mes enfants qui adore les années 50-60. Qui peut l'estimer pour donner le prix aux autres enfants ? Dominique

    RépondreSupprimer
  9. J'ai une table basse signée Gilbert Valentin les Archanges des années 60 - 70 ? en céramique très colorée et fer forgé . J'ai des photos. Qui peut l'estimer avant que je la donne à un de mes enfants ?
    Merci d'avance.
    Dominique

    RépondreSupprimer
  10. Bonjour Dominique, pouvez-vous m'envoyer des photos à : 3615alexandre@gmail.com
    A bientôt!

    RépondreSupprimer