mercredi 18 octobre 2017

5 jours à Lisbonne.


Le dernier voyage effectué par le Strict Maximum hors de notre chère France date d'il y a deux ans et c'est tout simplement scandaleux. Devant telle abération, décision est prise de s'envoler pour  Lisbonne qui n'a pas à rougir d'être en tête des classements des villes les plus agréables d'Europe. Si vous ne connaissez pas, on va vous donner envie de vous aussi faire 50 kilomètres à pieds en 4 jours.

Une fois n'est pas coutume, les voyages du SM commencent toujours de la même façon : un appartement Airbnb ! Celui de Maria et Filipa est situé dans le quartier Campo de Ourique. Quartier calme et tranquille, loin du tourisme de masse où vous côtoierez essentiellement des locaux (Madonna et Florent Pagny ne vivent pas ici donc)



D'emblée à Lisbonne, nous avons été étonnés de la présence de très nombreux immeubles des années 50/70 mais aussi Art Déco restés dans leurs jus. Et ça, ça nous fait toujours plaisir... Notre appartement en étant l'exemple même avec ce très beau carrelage, sa cage d'escalier et son ascenseur d'une autre époque (la bonne!)

Notre guide (City Guide Lisbonne, Ed. Trips ans Tips) n'avait pas menti, pour apprécier la ville, il faut s'y perdre. Fuir l'hyper centre, les belvédères et bien entendu : marcher, marcher et encore marcher. Alors, on vous propose de marcher sur nos pas.
















Vous nous connaissez, nos visites se sont axées autour de nos centres d'intérêts, mais pas que ! Ici, nous développerons ce qui est à voir et à faire si comme nous, vous êtes amateurs d'antiquités et d'Art XXe. 
Dès le lendemain de notre arrivée, bien évidemment, pas de grasse matinée pour le Strict Maximum mais des puces ! Direction la Feira Da Ladra (= foire à la voleuse) où chaque samedi, des dizaines de stands exposent depuis 1882. C'est très grand, il y a de tout, particuliers comme professionnels et les prix sont plutôt bas. Nous avons testé un marché/brocante qui a lieu le dimanche au Jardin Vasco Da Gama, lui nous ne le recommandons pas. Essentiellement des articles neufs et très peu de stands.


Foire à la voleuse, qui n'est pas en pantalon vert.


Dans le quartier de Belem, le musée Berardo est un passage obligé. Plus de 600 oeuvres d'artistes européens et américains du collectionneur José Berardo. Classées par mouvements, la crème de la crème de l'Art du XXe et du début du XXIe siècle. 
Et si comme le Strict Maximum vous vous y rendez le matin, vous serez peinards car le lieu est désert, les touristes se pressant à la tour de Belem et au Monastère.


Alexander Calder.

Max Bill.

Lynn Chadwick.

Franz Kline.

Pierre Soulage.

Un immense Calder !


Parmi nos découvertes, le couple Maria Helena Vieira da Silva et Arpad Szenes. Maria Helena est née à Lisbonne en 1908, c'est une artiste portugaise qui s’est exilée en France dès 1928 où elle a été une des fondatrices de l’école de Paris. En 1930, elle épouse le peintre hongrois Arpad Szenes. D’abord figurative, au milieu des années 1930, elle ébauche son style en forme de patchwork qui la rendra mondialement célèbre. En 1938, elle accueille dans son atelier parisien le jeune peintres Nicolas de Staël. C’est dans les années 1950 qu’elle se positionne comme un peintre de premier plan. Elle est morte à Paris en 1992. Deux ans avant l'ouverture de la Fondation Arpad Szenes-Vieira da Silva.




Avec en prime devant la fondation une sculpture d'Etienne Hajdu.


Autre lieu qui ne laissa pas le Strict Maximum de marbre : Le Centre d'Art Moderne de la Fondation Calouste-Gulbenkian située dans un immense parc luxuriant. Il renferme les plus importantes collections d'Art moderne et d'Art contemporain du Portugal, de 1910 à nos jours. Beaucoup d'artistes portugais, ce qui est plaisant pour l'oeil et change de nos classiques.
Les bâtiments du parc datent des années 80 et sont de l'architecte Leslie Martin. Ce béton dans cette verdure, des sculptures disséminées de-ci de-là, des inspirations japonisantes, l'agencement du parc... un petit goût de paradis.






Alberto Carneiro.


Angelo de Sousa.


Aureliano Lima.

Voilà, Lisbonne c'est fait et ça se refera sans doute un de ces jours. Car flâner par 30 degrés mi octobre, le nez sur toutes ces couleurs pastels et la bouche pleine de pastéis de nata, le Strict Maximum n'a qu'une chose à dire : VIVA PORTUGAL !



mardi 3 octobre 2017

Lumière sur.



Bien que les contrastes soient de moins en moins nets, vous n'aurez pas manqué de remarquer que nous sommes déjà en automne. L'automne qui apporte son lot de nuages, pluies et vents mais qui peut encore réserver de belles surprises et nous offrir de chics journées douces et ensoleillées.
L'occasion pour le Strict Maximum de saisir au vol ces doux rayons qui se  promenent sur les murs et étagères, caressent les céramiques et s'attardent sur la moquette.





Tout ça c'est bien joli mais nous avions surtout envie de partager avec vous les derniers arrivés au SM, et le temps passant vite, on se retrouve rapidement avec un tas de trucs a montrer.
Pour rester dans le thème, on commence avec un soleil de bronze non signé -ça, c'est pas grave- donc à identifier -ça, ce serait bien-






C'est avec non pas un mais deux Solange Garotte que nous poursuivons. Tout d'abord un doux galet pour Virebent et ensuite un petit vase dentelé tout en finesse.







Chemin faisant, votre Strict Maximum est tombé amoureux de cette mystérieuse idole signée simplement Colette et qui pourrait être de Colette Biquand mais cela reste à confirmer.

Un nouveau Hirlet a également fait son entrée au SM en ce grand vase architecturé.






Pour terminer, un vase d'Antonio Lempecco -souvenir de Bruxelles beaucoup plus chic qu'une bière même accompagnée d'une gauffre- avec une toute petite mais alors toute petite bouche. Ce qui au final, ne fait qu'un tout petit écart à la céramique française.


vendredi 22 septembre 2017

Liberté de travail.



Le Strict Maximum approfondit ses recherches sur la céramiste Barbara Delfosse. Au fil de ses lectures, il collecte photos et informations et au fil de ses rencontres, sa collection.



Cette grosse boîte ikebana ( 26.5 cm de diamètre, 8.5 cm de hauteur ) est la plus imposante pièce de Barbara que nous ayons croisé jusqu'alors. Les formes découpées sur le couvercle ne sont pas sans rappeler un petit ikebana carré que nous vous avions déjà montré il y a quelques mois (ici)




Pour l'accompagner, un vide poche d'une belle taille également (22.5 x 21 cm) partiellement émaillé en noir et guilloché.







En ce qui concerne les informations, voici une photo intéressante prise lors du premier salon Atelier d'art auquel Pierre Digan à participé en 1967.



Du Digan à gogo pour la table : pichets, soupières, vinaigriers, mazagrans, coquetiers, bouteilles... ET des pièces de Barbara Delfosse par-ci par-là !


Une lampe

Une boîte ikebana. Les pièces autour aussi probablement

Un vase


Se cachent d'autres plats, vases et boîtes mais on ne va pas jouer à "Où est Barbara?" toute la soirée.
La présence des pièces modelées de l'artiste sur ce salon n'a rien d'étonnant puisque -rappelons-le- Barbara Delfosse et Pierre Digan furent mariés.

D'autres pièces apparaissent dans différents ouvrages, notamment cette chic photo avec un vase des années 80 mis en scène sur une assise paillée.


D'autres vases et un plat, toujours de la même période.



Nous terminerons de manière simple, comme l'étaient les créations de Barbara Delfosse et comme elle semblait l'être elle aussi au travers de ses dires :
Voir sortir toutes ces bricoles du four, toutes roses, ça me réjouit beaucoup. J'aime aussi cette liberté de travail, mais je ne pense jamais à mon métier comme une chose en soi, comme une "vocation", comme un tout ; une partie de ma vie, sans plus, une partie de ma 
vie qui peut me faire vivre matériellement ; et j'estime que de pouvoir vivre matériellement d'un métier aussi plaisant est une motivation suffisante pour le pratiquer.


Tout est dit.


Four à gaz et à bois de Barbara Delfosse.