vendredi 21 septembre 2018

Voleurs d'Anasse.



La Galerie Chapo à été cambriolée dans la nuit du mercredi 19 au jeudi 20 septembre.
Les oeuvres volées sont principalement du couple Nicole et Michel Anasse, de grandes chouettes en terre, des sculptures en fer soudé, bronze, aluminium ainsi que diverses céramiques.














Le Strict Maximum atterré par la nouvelle ne peut qu'apporter son soutien à Nadia & Fidel Chapo ainsi qu'à Sylvestre & Gaël Anasse.

Ouvrez l'oeil et n'hésitez pas à contacter votre SM si vous disposez d'informations concernant les oeuvres volées, nous transmettrons.
A toute fin utile, le numéro de la gendarmerie de Gordes en charge de l'affaire 0490720101.


mardi 28 août 2018

Véronique Filozof.


Il y a 48 ans, le 26 Août 1970, un groupe de femmes se réunissait et déposait une gerbe sur la tombe du soldat inconnu "il y a plus inconnu que le soldat inconnu: sa femme". Ainsi naissait le MLF.

Fêtons donc cette journée en compagnie d'une femme! Le Strict Maximum jette son dévolu sur une artiste dont on parle trop peu, et qui à en plus bossé avec Chapo... Vous l'avez deviné tant l'évidence est grande, il s'agit de Véronique Filozof.

Véronique Filozof 

Artiste peintre, dessinatrice et illustratrice, connue pour ses dessins en noir et blanc à l'encre de chine, Véronika Sandreuter voit le jour le 08 Août 1904 en Suisse. Elle fréquente avec sa sœur Élisabeth et son frère Hans, peintre lui aussi, l'École des Beaux-Arts de Bâle pour y acquérir une formation par l'apprentissage de « la belle peinture »

Nature morte - 1956.

En 1922, désireuse de perfectionner son français, Véronique fait le choix judicieux de migrer en France. Elle y fait la rencontre de Paul Modin qu'elle épouse et dont elle aura deux enfants. Le couple se sépare en 1937.  
En 1940, elle épouse Georges Filozof, ingénieur aux Mines de Potasse d'Alsace à Mulhouse.

Lune et Soleil - 1957.

En juin 1940, l'Alsace occupée par les troupes allemandes, oblige Véronique à quitter Mulhouse. C'est le début d'un long et éprouvant exode. 
Elle rejoint le Périgord en 1941, où son mari est appelé pour diriger une mine de lignite. Elle se prend d'affection pour la région et ses habitants. Elle y vient en aide aux familles juives, aux résistants et se fait de nombreux amis parmi la population. Sa connaissance parfaite de la langue allemande est en cette période trouble particulièrement utile.

Le Périgourdin

Retour à Mulhouse en 1946.
La vie enfin paisible, elle se met à dessiner et à peindre à plein temps. Véronique a plus de quarante ans et travaille comme une forcenée exprimant par le trait de sa plume ou d'un pinceau " un besoin, une envie de peindre, de dessiner". Elle rencontre en 1948 Pierre Betz, fondateur de la revue artistique et littéraire Le Point qui lui apporte sa confiance en lui écrivant "Travaillez, continuez, vous êtes dans le vrai". C'est l'année de naissance officielle de l'artiste Véronique Filozof. Ses premiers dessins et toiles s'inspirent de texte de poètes, d'écrivains et forcément, de philosophes. 


Véronique Filozof - 1964

En 1951 elle expose pour la première fois à Paris où elle présente ses dessins en noir et blanc inspirés de son séjour dans le Périgord.
Alors inconnue, personne ne se rend au vernissage. Peu avant la fermeture la providence entre dans la galerie en la personne d'André Bloc. Il lui propose de publier un livre dans la collection Espace de la revue Architecture d'Aujourd'hui qu'il dirige. Ainsi naît le livre Le Périgord noir. Depuis ce jour une amitié profonde lie Filozof et Bloc. Véronique passe d'ailleurs de  nombreux étés à Sarlat, dans le chateau du Sirey amoureusement restauré par André Bloc.


A Paris, Véronique rencontre Malraux, Aragon, Colette, Sartre et bien entendu Cocteau qui est dans tous les coups. 
S'ouvre dès lors la route vers une reconnaissance artistique. Elle rencontre la peintre Aurélie Nemours avec laquelle elle se lie d'amitié, fréquente Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely. 


Véro à pois et Pipou à poils.

Elle travaille avec Le Corbusier, en particulier pour une crèche placée en 1956 dans la chapelle de Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp. Chapelle dont elle réalise une série de dessins acquis par l'Etat.

Ronchamp la nuit.

Sa route croise celle des Chapo mais nous ne savons pas exactement quand. Elle illustre catalogues et documents pour la galerie de ses amis Pierre et Nicole qui exposent régulièrement son travail.


Galerie Chapo - 1972

Exposition Filozof chez Chapo -1987


Galerie Chapo - 1972

Le SM retrouve la trace de Pierre dans le livre " Veronique Filozof - La glorieuse" publié en 1986 :




Elle participe en juin 1956 à l'exposition Peinture d'aujourd'hui où elle confirme son talent aux côtés d'artistes déjà célèbres: Picasso, Max Ernst, Bernard Buffet, Jean Cocteau et Miró.
En 1959 sort l'ouvrage Le palais Royal raconté par Cocteau, vu par Véronique Filozof.



Le Palais Royal - 1959.

L'éditeur Robert Morel, publie certaines de ses œuvres comme Véronique Filozof au zoo en 1965. Son activité créatrice prend alors tout son essor. Au fil du temps, elle s'intéresse à des supports de plus en plus variés et aux formats de plus en plus grands. Elle travaille sur des décors muraux, comme à Manosque pour la fresque d'une école maternelle en 1972, ainsi qu'aux Pays-Bas en 1974 et réalise également des vitraux comme ceux de L'église De Cheuge en Côte-d'or.

Tapisserie d'Aubusson La Nuit Charbonneuse.

Fresque dans une école maternelle à Manosque.

Vitraux, Eglise de Cheuge.

Bas relief, immeuble le Médoc à Bordeaux.

Femme Engagée, Véronique Filozof est de tous les combats pour la justice, l'égalité, la défense des libertés, l'environnement.
En 68 Filozof estime que sa place est dans la rue, avec les étudiants et ouvriers. Alors âgée de 63 ans, elle participe aux manifestations et meetings à la Sorbonne.
Le 30 Mai 1969 sort le livre illustré MAI 68 sans autre texte que celui écrit sur les murs, affiches et banderoles de ses dessins.
Le lancement à lieu lors d'une exposition dans une galerie d'art rue de Rennes à Paris. Il s'agit là d'un reportage muet mais aux traits plus expressifs qu'un discours.


Livre Mai 68- 1969


L'art sacré est un domaine où Véronique prend une part active.
Les illustrations de La Bible en images en 57, Les chansons bibliques du Père Cocagnac en 1965 et La Haggada de Pâque en 1978 attestent de son attrait pour la spiritualité.

 Dieu et les hommes.

Pique-Nique après la procession, Ronchamp.

Véronique Filozof réalise sa dernière oeuvre La danse macabre, 40 dessins réalisés à l'encre de chine et exposés pour la première fois en 1967. L'ouvrage du même nom sera publié lui en 76 en hommage à son époux Georges Filozof et de son ami Emile Ruder disparus tous deux peu de temps avant.



La Danse Macabre.

Elle conçoit l'art comme une abstraction de soi "Il faut garder une synthèse sur laquelle il faut créer. Il faut savoir tirer des conclusions, ôter ses faiblesses. Tout cela a l'air si simple. Mais c'est difficile, simplement difficile"

Véronique Filozof dépose ses pinceaux le 

jeudi 9 août 2018

Les pionniers de la céramique moderne.





Tout comme notre équipe du Strict Maximum, c'est le moment pour vous d'aller à Bourges et plus précisément au musée des Arts Décoratifs. S'y déroule et ce jusqu'au 7 janvier 2019, l'exposition "Les pionniers de la céramique moderne, la Borne" Alors certes vous avez encore le temps mais ne voyez jamais une expo après tout le monde!

A cette occasion, est enfin publié un ouvrage de référence sur la Borne. Ou du moins, sur ses pionniers, ses modernes. Ceux qui, de 1941 à 1959, sont arrivés au village des idées plein la tête et allaient donner un nouveau souffle à la poterie traditionnelle: Jean et Jacqueline Lerat, André Rozay, Vassil Ivanoff, Pierre Mestre, Elisabeth Joulia, Yves Mohy,  Monique Lacroix et Claudine Monchaussé.
Ce catalogue est impeccable. Les biographies de nos neuf pionniers sont riches en anecdotes et en photos d'archives. Le tout illustré des oeuvres présentent dans l'exposition. A posséder absolument.


Jacqueline Lerat

Elisabeth Joulia

Yves Mohy

Vous en prendrez plein la vue puisque ce sont essentiellement des pièces sculpturales et de grandes tailles qui sont présentées: fontaines d'Elisabeth Joulia, Lerat et Mohy XXL, statue de Pierre Mestre... Il y a bien quelques théières mais on en oublierait presque que l'on peut y faire du thé dedans.


Jean Lerat

Jean Lerat

Claudine Monchaussé

Yves Mohy

Monique Lacroix


On pourrait vous en montrer beaucoup plus mais il faut bien que vous ayez quelques surprises. Et avec plus de 150 pièces exposées, vous en aurez encore forcément quelques-unes.

Une fois à Bourges, vous n'êtes plus très loin de la Borne. Il y a toujours à y voir et en ce moment, le Centre Céramique Contemporaine expose le travail de Sylvie Enjalbert et ses pots ne manquant pas de rappeler l'art tribal.






Le SM était déjà passé au musée Vassil Ivanoff mais on ne lui avait pas proposé le petit extra: un tour de la maison-atelier de l'artiste où tout est resté intact. Ne manquait que lui pour nous donner quelques prix! 
Mais comme il s'amusait à le dire "Je suis le plus grand collectionneur de Vassil Ivanoff!" Tout est dit.






vendredi 3 août 2018

Rencontre : Charlotte Culot.




Faisons un petit bon en arrière. Un bon de quelques jours à peine où le Strict Maximum se dorait encore la pilule dans le Luberon. Dès notre arrivée, nous faisions la connaissance de l'artiste Charlotte Culot à son vernissage. Non seulement nous avons d'emblée aimé son travail mais le courant est instantanément passé avec la personne. 
L'énergie de Charlotte Culot se retrouve dans ses toiles où s'entrechoquent les couleurs. Après avoir passé une journée chez elle, ce n'est peut-être pas un hasard si nous avons eu le sentiment de partir nos batteries chargées. Et des rencontres comme celle-ci font beaucoup de bien ! On se quitte avec des envies de lectures, de voyages, de visites... et un tableau pour prolonger l'instant. 







Bonjour Charlotte, nous sommes dans votre maison du Vaucluse. Tout y est blanc à l’exception de vos tableaux qui sont de véritables explosions de couleurs! C’est quelque chose que vous aviez pensé en aménageant l’espace?
Je suis coloriste, toute la journée je «mange» de la couleur! Le blanc dans la maison me permet de reposer les yeux et l'esprit. Je suis habituée depuis l'enfance à vivre dans du blanc.


Vous vivez entre le Vaucluse et la Bretagne, où peignez-vous le plus?
Après des années passées à peindre en Provence, j'ai migré mon atelier vers la côte sauvage du finistère sud, juste avant la pointe du Raz. Face à l’océan, je suis son rythme, les yeux fixés jour et nuit sur son mouvement incessant…


Vos toiles sont des techniques mixtes, peinture et collage, comment les construisez-vous?
Dans ma boite à outils il y a des gouaches que je fabrique avec des pigments, du papier, de la colle et des ciseaux. L'utilisation de la gouache me séduit par son aspect dense et mat, sa luminosité quasi immédiate. Je construis ma peinture telle une architecture. Sous l'apparente ordonnance des formes il y a un à « chaos » : premier jet fougueux de lignes et de traits jetés « au hasard ». Ce dernier sera en partie ou totalement recouvert par les papiers colorés. Assemblés, ils trouveront leur place dans un « cosmos » ( ordre ). Essayant de créer un champ libre, structuré, ouvert et total. La couleur me permet d'avancer frontalement pour partager une source d' énergie.








Vous peignez et exposez depuis 1991. Avez-vous toujours été dans l’abstraction? Avez-vous le sentiment que votre peinture évolue au fil des années ?
La couleur est un réservoir ouvert d’énergie dans lequel nous pouvons puiser à l'infini. Je glisse -au sens littéral- d'un paysage physique à un paysage pictural, jamais le même et pourtant dans une véritable continuité; mes yeux en pilotage automatique, aux aguets... C'est un voisin agriculteur qui venait me rendre souvent visite à l’atelier et me regardait peindre, qui un jour m'a dit: "tu peins des petits champs" Il m'a fallu un certain temps pour comprendre ce qu'il avait voulu dire. Il y a un tableau qui ne cesse de me hanter c'est La porte fenêtre de Matisse. J'ai l'impression que ce tableau m'autorise -dans mon inconscient- à répéter sans cesse le motif de la fenêtre ouverte sur le paysage et ceci en le traitant exclusivement de façon abstraite. Je cherche à donner à voir mon immersion kinesthésique dans la nature et ceci grâce à la couleur et la matière. J'accorde une importance au fait que mes tableaux -pour la plupart- peuvent se voir dans tous les sens: ce concept me plaît beaucoup, on peut voir "un champs" dans tous les sens aussi, comme quand on les voit vu du ciel. 




Je dessinais beaucoup étant enfant, ma famille m'y encourageait... Après des études universitaires d'archéologie et d'histoire de l'art et d'anthropologie, j'ai commencé à peindre car je me sentais un peu perdue pour rentrer dans des institutions ou lieux officiels... J’ai pris comme matériaux ce que j'avais sous la main: je me trouvais en Italie dans un endroit retiré et à la boucherie du village, il y avait du très beau papier avec lequel on emballait la viande. J’avais une petite boîte d'aquarelle de voyage et j'ai entrepris de dessiner les choses que je voyais autour de moi. J'ai débuté par de la peinture figurative, «nature morte». J'aimais beaucoup Morandi et Matisse. Bonnard était mon chouchou.. J'ai une jolie histoire à propos de Morandi mais je l’écrirai un jour dans un court récit. Avec le temps la couleur a commencé à envahir le tableau et le sujet s'est tout doucement effacé, jusqu’à arriver aujourd’hui à ce choix ponctuel et radical du non-sujet dans la toile et où la couleur EST le sujet.
Je pense que je vais cependant revenir au sujet… mais il m'aura fallu presque trois décennies pour être «radicale» et oser le «non-sujet», c'est un accomplissement pour moi. On peut voir cette plongée dans la couleur pure dans l'exposition qui a lieu actuellement au château de Vogüé en Ardèche.


Vous êtes la fille du céramiste et sculpteur belge Pierre Culot.  Pouvez-vous dire que le métier de votre père vous a amené à suivre une voie artistique vous même?
Oui, quand j’étais enfant j'accompagnais mon père à son atelier et je modelais la terre à ses côtés. J'ai baigné depuis ma naissance dans un biotope artistique de qualité: mes deux parents sont artistes. Quand j'ai ouvert les yeux à ma naissance j’étais déjà avec des esthetes et chercheurs de beauté au quotidien. Ma maman, l'artiste illustratrice et graveuse Micheline Wynants m'a ouvert l'univers du dessin et de la peinture.



Céramiques de Pierre Culot

Vase de Pierre Culot



Vous avez imaginé deux tapisseries murales à partir de vos toiles. L’une d’elle est actuellement exposée au château de Vogüé dans l'Ardèche. Pouvez-nous nous en dire plus sur la conception de ce projet?
C'est une nouvelle aventure que la création de tapis et tapisseries. J'aime que l'artiste puisse s'exprimer par des techniques différentes. J'ai beaucoup d'admiration pour une artiste «complète» telle que Sonia Delaunay. Il n' ya pas d'art mineur et au contraire, chaque technique enrichit les unes et les autres. Je crois au «revival» de la tapisserie: je suis encore sous le choc à la vue d'une tapisserie dessinée par le Corbusier datant de 1953, exposée dans la salle du restaurant du château Lacoste dessinée par l'architecte japonais Tadao Ando: cette tapisserie est totalement moderne et contemporaine. Elle est tout simplement magnifique!
On connait les tapis crées par Eileen Gray pour la villa E1027 sur la Côte d’Azur, là encore, ces tapis sont intemporels..

J'ai crée une petite collection qui s'appelle R H I Z O M E S. Ce nom a été choisi pour la résonance de ces mots et leur «réalité» R H I Z O M E S pour: Connections, ramifications, reproduction, réseaux, hydratation, nutriments et réservoir d’énergie...

Nos tapis sont réalisés avec la technique dite du «noué main». Les matières utilisées sont la laine, la soie et le lin. Edition originale et série limitée de tapis et tapisseries. 


Premier tapis R H I Z O M E S en laine, soie et lin. Technique du noué main (édition 1/7, 2018)






Où votre travail est-il visible actuellement ?
En France, il y a à une grande exposition en Ardèche au château de Vogüé, où le thème est la couleur. Ensuite il y a une exposition dans le Var au Castellet (domaine de L'olivette), et enfin une exposition en Bretagne à la Galerie «Le Gai Sabot» à Audierne.


Une exposition à nous conseiller cet été ?
Sans discussion, précipitez-vous à l'exposition Nicolas de Staël à l'Hotel de Caumont à Aix-en-provence ! A la Villa Datris à l'Isle sur la sorgue «Tissage Tressage, quand la sculpture défile»: superbe. L'exposition James Turell au musée de Nantes et celle sur les sculptures de Henri Moore à la fondation Edouard Leclerc à Landerneau.


Et un livre ?
Pour les livres, celui qui m'a le plus marqué dernièrement c'est celui de l'artiste Rom Ceija Stojka... : « Je rêve que je vis ? » Un tout petit récit de cette enfant qui a séjourné dans les camps de concentration lors de la seconde guerre mondiale. Pour moi il y a un avant ce récit et un après. Ma vie et ma conscience de la vie et du vivant ont été transformés à la suite de cette lecture. J’ai découvert la peinture de cette femme qui vers les années 2000 a entamé un travail de mémoire et de témoignage de «l'innommable»...


Pour conclure, avez-vous des projets pour la rentrée?
Mi octobre à Paris au «Sentiment des Choses» (9 rue rue de l'Echaudé, 6e). Ce sera une exposition totalement «blanche». Le second tapis de ma nouvelle collection R H I Z O M E S sera présenté en avant première dans des camaïeux de blancs. Je suis impatiente de le découvrir en blanc !